Samedi 1er Mai : tous et toutes dans la rue !

 

Caen : 10h30 place Saint-Pierre, Lisieux : 10h place Mitterrand, Vire : 10h30 Porte Horloge,
Bayeux : 9h30 place Saint-Patrice

PRENDRE SUR LES PROFITS POUR PROFITER DE NOS RETRAITES !

L’actualité économique est marquée par une Grèce de plus en plus à la dérive dont le gouvernement appelle à l’aide pour sauver le pays de la faillite. En fait, à une cure d’austérité sévère qui a provoqué la colère d’une partie des salariés du public, fera suite … une nouvelle cure d’austérité prônée par le directeur du FMI, le socialiste Dominique Strauss-Kahn (préconisant « une baisse générale des salaires ») et par la chancelière allemande de droite, Angela Merkel (exigeant « un plan d’économies crédibles »). Le pays s’est engagé donc à des « réformes structurelles » douloureuses touchant en particulier le droit du travail et les retraites.

Les retraites en France

Mais la Grèce n’est pas un pays à part. La cure d’amaigrissement que doit supporter le monde du travail grec peut être appliquée très rapidement à d’autres pays. En France le pouvoir Sarkozy n’est pas en reste, sur les retraites en particulier. La dernière trouvaille en date : le gouvernement réfléchirait à « une astuce », dans le cadre de la soi-disant réforme des retraites. Les salariés pourraient, s’ils le souhaitent, continuer de partir à 60 ans, mais leur pension serait amputée, même s’ils ont acquis tous leur trimestres, avec la mise en place d’une décote liée à l ‘âge. L’offensive patronale et gouvernementale se poursuit donc, sans cesse relayée dans les médias par l’idée que les retraites c’est un problème démographique, et qu’il faut travailler plus longtemps, idée partagée par ailleurs par certains dirigeants du PS.

De l’argent, il y en a !

Mais encore une fois il faut l’affirmer haut et fort : les retraites c’est avant tout une question de répartition des richesses et du travail.

Il est inacceptable qu’une écrasante majorité de la population – les salariés d’aujourd’hui comme de demain – soit amenée à travailler plus pour gagner moins à la retraite alors qu’une poignée de grands patrons bénéficient de « retraites chapeaux ». Des prestations faiblement soumises à l’impôt, des millions d’euros versés à des dirigeants qui touchent ainsi, pour certains d’entre eux, 400 fois le minimum vieillesse !

Il est indécent que 40 dirigeants des plus grosses sociétés cotées en bourse, aient pu toucher pour 2009, 79,5 millions d’euros pour 2009 (soit 3 millions d’euros de progression par rapport à 2008, merci la crise), alors que les mêmes exigent pour la majorité de la population de se serrer la ceinture tous les mois.

Premier mai, début de la riposte

La défense du système des retraites et le refus d’un recul social généralisé sont à l’honneur pour ce Premier mai. C’est l’occasion d’exiger, pour tous et toutes, une retraite à taux plein, à 1500 euros net minimum, à 60 ans.

Mais ce n’est que le début d’un affrontement qui sera rude. Partout nous devons multiplier les cadres collectifs de débats et d’action pour sauver nos retraites. Il n’y a pas d’alternatives possibles : il faut combattre et battre ce pouvoir réactionnaire et illégitime.

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