le sarkozysme à l’oeuvre

 

Après la claque électorale de mars dernier, Sarkozy se lance dans la reconquête des électeurs perdus. Un seul mot d’ordre : à droite toute !

Les vieux thèmes éculés sont les meilleurs. Voici le retour de celui de la « sécurité ». Le déplacement de Sarkozy à Tremblay a été l’occasion de refaire toujours les mêmes promesses et de montrer les muscles face aux « bandes ». On n’a pas échappé aux discours habituels contre les jeunes délinquants qu’il faut détenir dans des établissements spécialisés. Sarkozy annonce la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire répétitif d’un élève, en réclamant une application « systématique ». Or la possibilité de suspension existe déjà, le président du conseil général en ayant la responsabilité, mais cette disposition n’est pas appliquée. C’est pourquoi Sarkozy songe à confier cette responsabilité au représentant de l’Etat, le préfet.

Deuxième acte : l’interdiction totale de la burqa. Une décision éminemment politique, Fillon ayant même dit que le gouvernement est prêt à assumer le « risque juridique » d’une telle proposition de loi. Pour la droite, il s’agit de surfer sur le sentiment raciste et islamophobe diffus. On a pourtant vu à qui a profité le « débat » sur l’identité nationale dans les urnes…

Dernier acte : l’intransigeance face aux grévistes de la SNCF. Ne rien lâcher, même pas engager des négociations. Faute de réaliser son rêve (faire disparaître toute grève dans ce pays…), Sarkozy veut faire passer l’idée que faire grève ne sert à rien. La direction de la SNCF se vante de n’avoir rien cédé. L’homme de main Estrosi en rajoute une couche en désignant SUD à la vindicte de la droite : « C’est un peu comme si SUD en Haïti avait refusé de faire les déblaiements, de continuer à faire la grève du déblaiement. Moi je dis, dans ce cas-là, on ne peut pas l’accepter ».

Voilà quelques jours de sarkozysme en France.

Mais l’occasion existe de faire trébucher cette droite : la réforme des retraites. L’opinion publique est très majoritairement opposée  aux projets de Sarkozy : la majorité ne veut ni remise en cause des 60 ans ni augmentations du nombre d’années de cotisations. Un large front se constitue, à gauche, partis et syndicats, pour refuser ce retour en arrière. Gagner contre la droite exigera d’assumer l’épreuve de force. Préparons cette mobilisation.

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