Poursuite de la mobilisation des personnels des crèches

 

Le collectif « Pas de bébés à la consigne ! » appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestation, jeudi 8 avril, après celle du 11 mars dernier. Le collectif regroupe une trentaine de syndicats et associations familiales et professionnelles. Le NPA apporte son soutien à cette mobilisation pour le retrait du décret Morano.

Lire le tract du NPA :

Morano et Sarkozy, trois ans çà suffit !
Retrait du décret !

Le gouvernement doit renoncer à tous ses projets qui s’attaquent aux conditions de travail des salariéEs de la petite enfance et à la qualité d’accueil des jeunes enfants. Leur seule logique c’est de faire baisser les « coûts » de l’accueil par la déqualification des professionnelLEs et la déréglementation des normes d’encadrement.
– Retrait du décret Morano.
– Retrait des mesures concernant les assistantes maternelles (réduction de la formation…).
– Non à l’application de la directive européenne sur les services qui, par la mise en concurrence avec le Privé et la suppression des subventions publiques s’attaque à tous les services publics, établissements publics de la petite enfance compris.

Pas de privatisation, pas de crèches « low cost ». Pour un service public de la petite enfance

L’extension du travail salarié des femmes a donné plus d’autonomie aux femmes. L’accueil des jeunes enfants est donc un enjeu majeur pour le droit au travail des femmes et l’égalité entre femmes et hommes.
Pour le NPA, il faut créer un service public d’accueil des jeunes enfants, gratuit et financé nationalement, avec des professionnels qualifiés, à statut et reconnus, sous des modes de gardes diversifiés (crèche, halte-garderie…) et de nouvelles normes d’encadrement (un-e professionnel-le pour 4 enfants).
En premier lieu il faut remunicipaliser les structures confiées au privé dont les critères de rentabilité sont en contradiction avec le bien être des enfants et des salariéEs.
A Paris ce sont les professionnelles de la crèche Giono qui font aujourd’hui les frais de cette politique. Par « délégation de service public », la gestion de cette structure municipale a été confiée à l’entreprise « People and Baby ». Face à la dégradation des conditions de travail et d’accueil, les professionnelles ont décidé de créer une section syndicale et d’organiser une journée de grève. La direction a décidé de les mettre à pied puis de les licencier !
Pour le NPA, les régions et l’Education nationale doivent créer des écoles publiques et gratuites pour former les milliers de professionnels qualifiés nécessaires à la création des 400 000 places d’accueil manquantes.
Dans l’Education nationale 45 000 postes ont été supprimés depuis 2005 alors que le nombre d’élèves augmente. La scolarisation des tout petits en maternelle est gravement remise en cause.
Pour le NPA, il faut rétablir l’ensemble des postes supprimés et garantir le droit des parents à une scolarisation en maternelle de leur enfant de deux ans dans des conditions adaptées à cet âge (effectifs réduits, formation spécifique des enseignants).

Public-Privé, tous-tes ensemble pour nos droits

Au lendemain des élections et des manifestations du 23 mars, il est clair que ce gouvernement impopulaire est désormais illégitime.
Dans la petite enfance comme sur les retraites, pas question de le laisser faire•! Il faut l’affronter de manière déterminée. La gauche politique, syndicale, les organisations du mouvement social doivent se retrouver et constituer partout des comités unitaires pour la défense des droits sociaux et en particulier le droit à la retraite à 60 ans. Il faut construire un mouvement d’ensemble, des salariés du Public et du Privé, pour imposer d’autres choix et une autre répartition des richesses.

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