PS et Front de gauche ensemble… pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes

 

Le premier tour est passé. Après avoir feint l’indépendance, sauf en Basse-Normandie et dans une poignée d’autres régions, le Front de gauche a scellé une alliance de deuxième tour avec le PS en abandonnant son discours critique.

Et c’est loin d’être une surprise. Le PCF avait dit et redit que son souhait était de renouveler les accords de gestion de toute la gauche dans les régions. C’est chose faite, à exception du Limousin.

Dans la déclaration commune de PS et du Front de gauche de mardi 16 mars, les deux partenaires font valoir que « le score de la gauche et la victoire dans toute la France sont le meilleur rempart contre le tour de vis social prévu au lendemain du scrutin ». Pas un mot sur la mobilisation sociale, seule à même de faire reculer le pouvoir, pas un mot pour appeler au 23 mars.

Or, pas plus qu’hier, les majorités de gauche PS-PCF-Verts dans les Régions ne mèneront de politique franchement différente de celle de la droite au pouvoir. Pas plus demain qu’hier elles ne seront un rempart contre la casse sociale et Sarkozy. Si le PS empoche les dividendes du vote sanction contre la droite, pourquoi oublier que lorsque ce parti est au pouvoir, il mène une politique qui mène au désastre ? Faut-il rappeler qu’en Grèce c’est le Parti socialiste, sur injonction de l’Union européenne, qui met en ce moment en place un plan d’austérité contre la population ?

Oui, il faut battre la droite le 21 mars, infliger la défaite la plus importante possible aux listes de l’UMP soutenues par Sarkozy.

Cela affaiblira le pouvoir.

Mais après avoir défait la droite dans les urnes, il restera à lui infliger, à elle et au MEDEF, une défaite sociale, dans les luttes et dans la rue.

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