8 mars 1910 – 8 mars 2010 : 100 ans de luttes des femmes

 

Le 8 mars 1910, une conférence féministe socialiste décidait d’instaurer une journée internationale de luttes des femmes. Depuis, beaucoup de choses ont été gagnées grâce aux luttes féministes : droit à l’avortement et à la contraception, libération sexuelle, autonomie… Et pourtant, beaucoup de combats restent à mener. Dans un contexte social marqué par la crise, le gouvernement attaque de toutes parts les droits des femmes.

Éducation, petite enfance, hôpital : l’attaque contre les services publics se traduit par des privatisations, des suppressions de personnels et une augmentation du chômage des femmes. La réforme annoncée des bonifications de retraites pour les femmes est un préjudice supplémentaire alors que beaucoup d’entre elles ont des carrières incomplètes. Toutes ces mesures aggravent la situation matérielle des femmes alors qu’elles représentent 80 % des travailleurs pauvres et précaires.
Le droit à disposer de son corps est remis en question. La réforme de la santé a des conséquences directes sur le droit à l’IVG avec la fermeture de nombreux CIVG. La proposition parlementaire de loi contre les violences faites aux femmes, essentiellement axée sur les violences conjugales, oublie la prévention. On peut craindre que le gouvernement ajoute ses propres amendements dans une perspective sécuritaire. Et pourtant, en France, une femme meurt tous les 2 jours et demi des coups de son conjoint ou ex conjoint et 48 000 femmes sont violées par an.

L’égalité professionnelle entre hommes et femmes ne progresse pas. A qualification égale, les salaires versés aux femmes restent très inférieurs aux salaires masculins. Les femmes sont souvent les premières victimes des licenciements et du temps partiel imposé.

Nous revendiquons :

– le vote d’une loi-cadre contre les violences faites aux femmes avec les moyens de prévention et d’éducation, qui prenne en compte les violences dans la famille et le couple comme au travail et permette d’agir sur plusieurs plans : la prévention, la sanction, la protection, l’accueil et l’accompagnement des victimes, la garantie de leur revenu et de leur logement.
– une véritable politique d’égalité entre les femmes et les hommes, avec de lourdes sanctions contre les discriminations au travail, notamment les discriminations salariales, et l’interdiction du temps partiel imposé.
-un service public de la petite enfance et le respect de la scolarisation en maternelle dès l’âge de deux ans.

LES ÉLUS RÉGIONAUX DOIVENT SOUTENIR LES REVENDICATIONS DES FEMMES

La Région doit offrir son aide dans le combat contre les discriminations à l’égard des femmes (à l’embauche, discrimination salariale, etc…). Elle doit mettre à disposition des associations et des organisations syndicales des ressources (conseils juridiques…) pour instruire les dossiers d’infractions aux lois commises par le patronat.

La région doit aussi créer un service public régional de formation professionnelle qui s’attaque aux inégalités hommes femmes, notamment en favorisant la mixité des filières.

D’autre part, la Région doit aider les collectivités locales qui mènent une politique de développement de crèches municipales, de création de centres de santé de proximité (regroupant PMI, centres d’orthogénie et de planification…), de structures d’accueil pour les femmes victimes de violence : pour l’accueil d’urgence comme pour l’hébergement de moyen et long séjour pour l’aide à la reconstruction. La région doit être aux côtés des communes et des parents qui se battent pour l’ouverture de classes de maternelle.

En votant pour la liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste soutenue par le NPA et par le Parti de Gauche, vous voterez pour élire des conseillers régionaux vraiment à gauche et au service des luttes des femmes.

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