Grève générale en Grèce le 24 février, grève en France le 23 mars

 

Contre le plan d’austérité que cherche à imposer le gouvernement grec aux travailleurs, une grève générale aura lieu de 24 février. En France, plusieurs organisations syndicales se sont accordées sur la date du 23 mars pour organiser grèves et manifestations. En France comme en Grèce, refusons de payer leur crise ! Organisons la mobilisation pour mettre en échec les gouvernements au service des capitalistes.

La Grèce inquiète les bourgeoisies européennes. A la limite de l’effondrement financier, ce pays est sommé de mettre en œuvre un plan d’austérité pour faire payer les travailleurs grecs. Baisse des salaires et des effectifs dans le secteur public, laminage du code du travail jugé trop protecteur pour les salariés : les recettes de l’Union européenne sont toujours les mêmes. Mais la résistance des travailleurs grecs est là. L’indignation est forte dans la Fonction publique, et les syndicats du privé ont décidé de s’y mettre aussi. Résultat : la journée de mobilisation du 24 février se prépare comme une grève générale en opposition au plan d’austérité que les socialistes grecs se proposent de mettre en œuvre sous la dictée de l’Union européenne.

En France, Sarkozy veut envoyer un message de « responsabilité » aux marchés financiers. La grande réforme des retraites, celle qui cassera pour de bon le système par répartition, c’est lui qui la fera. Les assureurs se pourlèchent les babines. Les milliards d’euros de la protection sociale et des retraites qui leurs échappent sont à portée de main ! Mais là encore, c’est compter sans la résistance des travailleurs. Qui envisage sérieusement de reporter son départ à la retraite à 62 ans, 65 ans, ou, pourquoi pas 67 ans ? Qui ne voit qu’une autre répartition des richesses assurerait le financement des régimes de retraite, le départ à 60 ans et le retour aux 37,5 années de cotisation ? 300 euros net d’augmentation des salaires, c’est 50 milliards d’euros de cotisations supplémentaires dans les caisses sociales. Voilà ce qu’il nous faut obtenir !

L’atout le plus fort de Sarkozy, c’est la pusillanimité des réactions à gauche. Celle du Parti socialiste n’étonnera pas, lui qui avait laissé entendre qu’il ne s’opposerait pas au passage à 62 ans.

Le NPA propose à toutes les forces de gauche de parler d’une même voix et de refuser la contre-réforme de Sarkozy.

Les principales organisations syndicales appellent, de leur côté, à des grèves et des manifestations le 23 mars. Cette journée de mobilisation doit être réussie et servir de tremplin pour un mouvement d’ensemble, durable, capable de faire reculer Sarkozy avant l’été. L’unité est cruciale pour faire front contre Sarkozy. Préparons dès maintenant la mobilisation, tous ensemble.

Dans la région parisienne, parents, enseignants et lycéens entrent en lutte et montrent la voie.  Contre le saccage de l’Education nationale, qui engendre échec scolaire et violences en tous genres, la seule solution, c’est la lutte. La mobilisation va s’étendre, avec une perspective de généralisation le 12 mars prochain à l’appel des organsiations syndicales.

Sarkozy n’en a pas fini avec nous ! On ne lâche rien !

 

Publicités

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :