Régionales mars 2010. Votez pour une gauche anticapitaliste indépendante

 

Les élections régionales auront lieu dans quelques semaines alors que les conditions de vie de la population se sont gravement détériorées.

Les grands groupes industriels et financiers font payer la crise, dont ils sont responsables, au monde du travail, aux milieux populaires. Ces jours-ci, c’est par exemple Total qui annonce 8 milliards d’euros de bénéfices en 2009, et se débarrasse de sa raffinerie de Dunkerque et de ses 780 salariés.

Sous prétexte de plans de sauvetage ou de relance, Sarkozy et son gouvernement ont distribué des dizaines de milliards d’euros aux banques, ainsi qu’aux industriels et aux riches à travers les baisses d’impôts. Maintenant, au nom des déficits qu’ils ont ainsi créés, ils justifient des dizaines de milliers de suppressions de postes dans l’éducation ou dans la santé et préparent de nouvelles attaques contre les retraites.

Sanctionner la droite sans cautionner la gauche

Pour Sarkozy, une victoire électorale validerait sa politique de casse des droits sociaux et démocratiques. Mais cela ne fait pas du parti socialiste un réel opposant à la droite, comme le montrent bien les hésitations et volte-face de Martine Aubry sur les retraites.
Il y a six ans, ayant remporté 20 régions sur 22, le PS déclarait qu’il en ferait des « contre-pouvoirs » face à la droite. Mais il a mis en œuvre lui-même, à la tête des conseils régionaux avec ses alliés du PCF et des Verts, une politique libérale qui subventionne les grandes entreprises et privatise dans les services publics.

Des listes pour tout changer et rien lâcher

Une autre politique est nécessaire, et elle est possible si l’on remet en cause la logique du marché et la mainmise des groupes financiers et industriels sur l’économie. Pour cela, le NPA défendra dans ces élections – comme au sein des conseils régionaux s’il y obtient des élus – des mesures d’urgence sociale, démocratique et écologique.

En stoppant les subventions régionales versées à fonds perdus au patronat et au privé, il est possible de défendre et d’étendre les services publics, notamment dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnelle.

Parce que c’est juste socialement et nécessaire pour l’avenir de la planète, où l’on doit réduire la pollution automobile pour empêcher le changement climatique, il faut développer les transports collectifs et aller vers leur gratuité.

Une véritable politique de gauche implique aussi de soutenir matériellement les salariés en lutte et de réserver les aides économiques à des structures telles que les coopératives ouvrières.

Enfin, les régions pourraient devenir les premiers échelons d’une rupture démocratique, en soumettant leurs grands choix et leurs principales décisions à la population elle-même.

Défendre une politique anticapitaliste ne lâchant rien face à la droite et au Medef, en toute indépendance du parti socialiste, voilà ce que propose le NPA.

Tous ensemble pour tout changer !

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