Régionales 2010. le NPA et le PG en campagne

 

Ces derniers jours, les deux partis sont intervenus à plusieurs reprises dans le débat public, tant sur des sujets nationaux que dans le débat local.

Ainsi, NPA et PG ont dit ensemble leur refus de voir l’âge de la retraite repoussé au-delà de 60 ans. Les prises de position de responsables du PS et des Verts ont créé désarroi voire indignation dans les franges militantes qui restent liées à ces partis et le retropédalage de Martine Aubry n’y change rien. La gauche libérale annonce dès aujourd’hui ses futures capitulations devant la droite. NPA et PG ont affirmé pour leur part que le vote contre la retraite à 62 ans, en mars 2010, sera le vote pour la liste qu’ils soutiennent ensemble. Il faut en effet rassembler autour de la liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste le vote de résistance face à la droite.

Réagissant à la campagne de la droite en faveur de l’apprentissage, NPA et PG ont réaffirmé leur attachement au service public d’Education. Les deux partis mettent au centre de leur programme régional la création d’un service public de la formation professionnel, non soumis au contrôle patronal, accessible à tous et à toutes, prenant en compte d’abord les besoins de formation des personnes, avant les besoins de main d’œuvre à court terme des employeurs. Ils ont réaffirmé leur volonté de réserver les fonds publics aux seuls établissements publics.

Le NPA et le PG se sont aussi prononcés contre le terminal charbonnier à Cherbourg. C’est un enjeu important de la campagne électorale. En 2004, les Verts s’étaient couchés devant le PS, chaud partisan (avec le PCF et la droite) de la construction d’un réacteur nucléaire EPR à Flamanville. Il est vrai que, dans ce parti, les principes importent parfois moins que les postes. Comme preuve, les récentes déclarations d’un Cohn Bendit prêt à l’effacement de son parti aux présidentielles de 2010 en échange de quelques dizaines de postes de députés. A la veille du vote de mars 2010, la question reste posée : peut-on être écologiste et gouverner avec les partisan du nucléaire et de la Ligne à grande vitesse Paris-Normandie ? Pour nous, c’est non. Il faut dans la prochaine assemblée régionale des écologistes qui tiennent le même discours dans les luttes, avant les élections et dans une assemblée élue. Pour cela, il faut voter pour la liste du NPA et du PG.

Enfin, NPA et PG ont apporté leur soutien à l’action contre les transports de matières radioactives.

Voici le récit de cette action, lu sur le blog de la liste unitaire :


Consulter le blog de campagne du NPA et du PG


Dimanche 24 Novembre au soir, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sur les rails de Cherbourg pour apporter leur soutient aux militants de Greenpeace enchaînés au rail et dénoncer l’arrivée d’un train convoyant de l’uranium à destination de la Russie.

Des militants de Greenpeace, du CRILAN, du NPA (dont Nathalie MENARD tête de liste de la Manche pour « la liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste » de Basse Normandie), d’Europe Ecologie, et des Robin des bois se sont regroupés autour de quatre militants de Greenpeace enchaînés sur les rails dimanche soir. Cette action avait pour but de dénoncer le premier convoi pour l’année 2010, de 480 tonnes d’uranium appauvri et 170 tonnes d’uranium naturel, destinés à être acheminés vers la Russie.

Areva continue dans ses mensonges en affirmant que les matières convoyées ne relèvent pas de la catégorie des « déchets nucléaires » et en faisant croire que « l’uranium est envoyé dans des centres spécialisés de retraitement en Russie pour être enrichi par centrifugation avant réexpédition en France ». Les fûts exportés sont loin d’être tous recyclés, et la plupart sont abandonnés en Russie.

Mission réussie pour les militants de Greenpeace : par 3 fois ils ont bloqué le train. En effet, si les quatre militants de dimanche soir ont été délogés dans la nuit, deux autres se sont de nouveau enchaînés dès lundi à l’aube. Ils sont parvenus à stopper le convoi du coté de Valognes.

Trois heures plus tard, c’est au tour d’un camion de prendre place en travers des rails à Cherbourg : deuxième arrêt du train.

Et enfin troisième halte pour que les gendarmes délogent une militante qui avait grimpé à bord du train et s’était enchaînée entre deux conteneurs.

Les candidats de la liste « unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste » soutenue par le NPA et le Parti de Gauche, dénoncent ces convois d’uranium vers la Russie. Ils se prononcent pour l’arrêt de l’EPR et de sa ligne THT, et pour la sortie du nucléaire avec reclassement des emplois.

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