Communiqué de presse du NPA du Calvados. Lactalis, ou le pillage des fonds publics

 

Le groupe Lactalis, spécialisé dans l’industrie laitière, veut investir pour se développer : en Basse-Normandie à Saint Martin-des-Entrées et en Bretagne à Retiers et à Vitré. Pour financer une partie des investissements prévus, Lactalis réclame des « aides » aux pouvoirs publics, à tous les niveaux, de l’Europe aux collectivités locales, Régions, Départements, Communautés de communes.

Le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général d’Ille-et-Vilaine, Vitré Communauté et la Communauté de communes « Au Pays de la Roche aux Fées » ont déjà promis 2,8 millions d’euros. Le Conseil régional de Basse-Normandie annonce, lui, 250 000 euros, le Conseil général du Calvados autant et Bayeux Intercom 100 000 euros. Lactalis « réclame » aussi 600 000 euros aux Fonds européens.

C’est à un véritable pillage des fonds public que se livre ce géant de l’agroalimentaire qui fait des millions de bénéfices et n’a pas besoin des fonds publics… sinon pour augmenter encore ses profits accaparés par les actionnaires.

Ce groupe est qualifié « d’hégémonique et de prédateur » par la CGT d’Entremont, l’entreprise sur laquelle Lactalis voudrait faire main basse, pour mieux contrôler la collecte laitière dans le Grand Ouest, faire encore plus pression sur le prix du lait payé aux producteurs.

La majorité « de gauche » du Conseil régional semble à peine gênée aux entournures, et, à en croire Philippe Bonneau, vice-président, elle obtempérerait et verserait les subventions à Lactalis (Ouest France, édition du 12 décembre 2009).

Les élections régionales à venir doivent être l’occasion d’un débat sur les aides publiques aux grands groupes de l’industrie et du commerce. Après l’automobile, Faurecia et Renault Trucks, c’est au tour de l’agrobusiness de passer au guichet. Cette politique commune à la droite et à la gauche (du Parti socialiste aux Verts en passant par le Parti communiste français), doit être stoppée.

Le NPA sera présent dans ces élections pour obtenir la fin des aides au patronat, pour l’utilisation exclusive des fonds publics en faveur des travailleurs menacés de licenciements et pour financer les équipements et les services publics dont a besoin la population.

Caen, le 14 décembre 2009

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