Droit du peuple palestinien. Débat au conseil municipal d’Hérouville Saint-Clair

 

A l’initiative de Patrick Arz, conseiller municipal du NPA, l’opposition a présenté un vœu pour le soutien à la campagne internationale « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » à l’égard de l’Etat d’Israël. Une initiative exemplaire.

Les conseillers municipaux de gauche ont voté ce vœu, la droite refusant de participer au vote. Voici l’exposé des motifs.

« Le droit international et le droit international humanitaire n’ont jamais été respectés par Israël, qui bénéficie d’un traitement de faveur de la part des grandes puissances impérialistes et de leurs alliés. Ainsi les résolutions de l’ONU ont toutes été foulées aux pieds par l’état d’Israël, les plus importantes étant : la 194-3 du 11 décembre 1948 qui autorise le retour des réfugiés, la résolution 242 du 22 novembre 1967 qui demande à Israël de se retirer des territoires occupés, la 3236 de novembre 1974 qui affirme le droit inaliénable du Peuple Palestinien à l’indépendance et à l’autodétermination.
Il n’est plus aujourd’hui question de demander le simple respect des normes du droit international mais de construire un rapport de force qui contraigne Israël et ses alliés à l’appliquer.

C’est pour cela qu’il est important de s’engager dans la campagne BDS, afin de sensibiliser la population à la situation inacceptable que vivent les Palestiniens depuis plus de 60 ans, et de faire directement pression sur l’Etat israélien et ses alliés.

La campagne BDS a été initiée en juillet 2005 par une coalition regroupant l’ensemble des forces politiques, sociales et associatives palestiniennes représentatives (172 organisations signataires). Cette coalition inclut les 3 composantes du peuple palestinien : Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, Palestiniens d’Israël, réfugiés des camps de l’extérieur. Une telle unité est unique dans l’histoire du mouvement national palestinien.

La finalité en est simple : développer une campagne internationale, populaire, de solidarité avec le peuple palestinien, autour d’axes, de mots d’ordre et de modes d’action très concrets. Il s’agit, à l’instar de ce qui s’était passé avec l’Afrique du Sud, de multiplier les pressions politiques, les sanctions économiques et diplomatiques contre Israël tant que les droits des Palestiniens ne seront pas respectés. »

Le vœu est ainsi formulé :

« Conseil Municipal d’Hérouville Saint Clair du 16 novembre 2009

Vœu présenté par : Karim ABECHIR, Patrick ARZ, Isabelle COURTOIS, Serge LEZEMENT, Emmanuel RENARD, Laurence TOUROULT, Raphaël YEM.

3 thématiques principales sont développées :

-Boycott : encourager le boycott institutionnel et le boycott des produits fabriqués en Israël.
-Désinvestissement : exiger des entreprises privées et publiques qu’elles cessent leurs investissements en Israël et/ou leurs partenariats économiques avec des entreprises israéliennes.
-Sanctions : exiger des Etats et des gouvernements qu’ils prennent des sanctions (diplomatiques, économiques) contre Israël.

Cette campagne, non violente, vise la politique d’occupation israélienne.
Elle a déjà enregistré plusieurs victoires :
-le retrait par la banque britannique Black Rock de ses investissements dans le groupe israélien Lev Leviev, le même qui construit les colonies,
-l’appel de protestation contre la décision du Festival International du Film de Toronto de « célébrer Tel Aviv » lors de son édition 2009,
-la perte de marchés pour Véolia qui participe à la construction d’un tramway entre Jérusalem et les colonies.

Soutenir cette campagne, c’est participer à une résistance non violente, progressiste et antiraciste, c’est s’engager dans la solidarité avec les peuples, et c’est aussi réaffirmer le droit de tout être humain à la liberté, l’égalité et la dignité, c’est œuvrer à une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Vœu

Le Conseil Municipal d’Hérouville saint Clair soutient la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) appelant aux sanctions contre Israël. Dans ce cadre, il s’engage, dans ses marchés publics, et notamment de la restauration scolaire, à boycotter les produits fabriqués en Israël. Il s’engage aussi à n’octroyer aucune aide, sous quelque forme que ce soit, à des entreprises tirant profit de l’occupation et de la colonisation. Il s’engage enfin à rompre toute relation avec toute institution représentante du gouvernement israélien. »

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