Action Pôle emploi

A l’appel de l’association AC 14 (Agir contre le chômage) et du syndicat SPC (Solidaires-Précaires-Chômeurs), plus de 60 personnes se sont rassemblées et ont occupé le pôle emploi (rebaptisé pour l’occasion Police emploi), rue Fred Scamaroni à Caen, dès 10 heure.

Des usagers victimes du chômage et de la précarité, soutenus par des militants de AC, SPC, SUD Protection-sociale, FSE, CLIC, FASE et NPA, ont pris la parole et exposer les conditions bureaucratiques et méprisantes qui leurs sont réservées.
Nous avons exigé la résolution, dans la journée, de trois situations ubuesques, incontestables, en imposant un rapport de force déterminé.
1° situation.
Un demandeur d’emploi, menacé de radiation, pour avoir cherché, et trouvé un emploi temporaire, au motif: « le fait de faire vos recherches d’emploi sur Lille sans autorisation d’absence », alors même que son PPAE prévoit cette zone de recherche!
2° situation.
Une demandeuse d’emploi, ayant exercé comme intérimaire chez Renault-Trucks durant 19 mois, ayant droit à 700 jours d’allocation, s’est vu accorder 212 jours d’indemnisation, dans l’ignorance de ces protestations individuelles!
3° situation.
Une demandeuse d’emploi, venue le matin même, désemparée, devant écrire une lettre pour se justifier et éviter une radiation punitive de 2 mois, sans qu’il soit tenu compte du fait qu’elle travaille de façon très précaire pour DEFI (mise à disposition de main d’oeuvre bon marché chez les particuliers), 5 heures en juillet, 10 heures en août!

A 11h30, une délégation est reçue par des responsables de l’ex-Assedic-Anpe qui se montrent incapables de statuer. Leur réponse nous parvient par l’intermédiaire de la police et des RG, « nous devons étudier les dossiers »!

A l’unanimité nous décidons de poursuivre la confrontation.

Enfin, après 5 heures d’occupation, pique-nique sur place, et face à notre détermination ainsi que notre indifférence aux intimidations, nous obtenons gain de cause par un engagement écrit de « réexaminer favorablement ces trois situations ».

Le porte-parole de AC14, nous rappelle que seul et isolé nous ne pouvons peser et faire aboutir nos revendications même si elle sont fondées, il nous invite à rejoindre un collectif et à être solidaire les uns des autres.
Nous avons fait, aujourd’hui, la démonstration que ensemble nous sommes les plus forts.

A l’heure où l’opinion public semble favorable à un durcissement des conditions faites aux chômeuses et chômeurs, le NPA répète et martèle que la précarité n’est pas un choix de vie, mais une exclusion subie, imposée, qui frappe de plus en plus et peut s’abattre sur chacun d’entre nous.
Nous exigeons l’interdiction des licenciements, un emploi digne pour toutes et tous, un salaire minimum de 1500 euros net, et un revenu d’au moins ce montant pour tous les privés d’emploi.
Nous affirmons que c’est aux banquiers, aux patrons voyous, aux capitalistes gavés de payer leur crise!

action pôle emploi 8 octobre 2009

action pôle emploi 8 octobre 2009

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