Rentrée scolaire : en finir avec les suppressions de postes

En cinq ans, 50 000 postes ont été supprimés dans l’éducation nationale. Cette politique d’asphyxie du service public d’éducation renforce les difficultés dans les écoles, tant pour les personnels que pour les élèves.

D’autant que les effectifs d’élèves croissent dans le primaire et dans les collèges. Une augmentation que l’on retrouvera mécaniquement dans les lycées ces prochaines années.

Côté personnels, suppression de postes statutaires égale augmentation de la précarité et des heures supplémentaires. Côtés élèves, c’est l’inégalité des chances qui se renforce, avec, au final, encore plus de laissés-pour-compte, encore plus d’échecs scolaires. Les seuls à se réjouir sont les boîtes privées de formation et de soutien scolaire, qui exploitent de manière éhontée les angoisses des parents, surtout dans le contexte actuel d’explosion du chômage des jeunes.

Luc Chatel, le nouveau ministre de l’éducation, qui s’est déjà illustré dans un pitoyable dialogue truqué avec de fausses clientes dans un supermarché, a hérité des « patates chaudes » léguées par Xavier Darcos. Nul doute qu’il voudra poursuivre dans la même voie que son prédécesseur, tracée par Sarkozy lui-même : le Bac Pro en 3 ans, la réforme du lycée et celle concernant la formation des futurs enseignants restent, hélas, d’actualité.

L’heure est donc toujours à la résistance, aux mobilisations contre la politique du gouvernement, à l’image des désobéissants, dans le primaire. Bien que sanctionnés durement par le ministère de l’éducation, ils sont décidés à continuer la lutte. Ils ont le soutien du NPA.

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