Bosch Mondeville : non au chantage aux licenciements, maintien de 100 % des salaires

 Se faisant les porte-parole des dirigeants du groupe Bosch, deux ministres ont fait le déplacement à Caen pour expliquer qu’il vaut mieux être au chômage partiel avec 92 % de son salaire seulement, largement payés par l’Etat, qu’être licencié.

Le NPA leur répond qu’il vaut mieux encore conserver 100 % de son salaire, payé par l’employeur et non sur fonds publics. Et, chez Bosch, avec qui le gouvernement a signé une convention « d’activité partielle de longue durée », c’est possible. Car, malgré la crise, le groupe Bosch a fait près d ’un milliard de profits en 2008, après 3,8 milliards en 2007 et 3,1 milliards en 2006. Le groupe se plaît même à vanter sa « situation financière solide », avec des « liquidités de l’ordre de 8 milliards d’euros fin 2008 » (communiqué du groupe, avril 2009) ! Bosch n’est pas au bord de la faillite, au contraire Bosch a beaucoup d’argent !

Alors pourquoi l’Etat, au travers du chômage partiel imposé par Bosch, doit-il payer une partie des salaires des travailleurs de Bosch à la place de l’entreprise, de plus sans avoir son mot à dire dans la gestion de l’entreprise ?

Bosch fait un véritable chantage aux licenciements pour faire payer la crise aux autres :

-aux travailleurs précaires, CDD et intérimaires, en les virant purement et simplement,
-aux autres travailleurs, en leur imposant de fait une baisse de revenu de 8 %,
-à la population, en se servant dans les fonds publics, avec la complicité du gouvernement.

De plus, subventionné par l’Etat, Bosch licencie quand même : ainsi l’établissement Bosch de Beauvais doit fermer fin 2009 (230 salariés), et les salariés qui n’auront pas été reclassés d’ici là seront licenciés. D’autres sites sont menacés.

Le NPA réclame :

-l’arrêt des conventions « d’activité partielle » financées par l’Etat,
-l’interdiction des licenciements et le maintien des salaires à 100 % à la charge des employeurs,
-l’ouverture des livres de comptes pour que l’ensemble des travailleurs aient une vraie connaissance de la situation des entreprises,
-la mise sous contrôle public et sous contrôle des salariés des groupes qui licencieraient quand même ou baisseraient les salaires d’une manière ou d’une autre.

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