Après le bac : le chomage et la précarité ?

 

Mardi 7 juillet, 620 000 lycéens auront leur résultat du bac. Les trois quarts, en enseignement général, et les deux tiers, en filières technologiques, auront le diplôme. Beaucoup iront en fac. Mais quel avenir après le bac ?

Le chômage des jeunes a augmenté de plus de 32% depuis un an. Les jeunes sont les premiers touchés par les emplois précaires, obligés souvent de passer par la case CDD ou intérim avant de trouver un véritable emploi correspondant à leur qualification. Ils sont aussi les premiers virés quand les entreprises, touchées ou non par la crise, licencient à tour de bras.

Les universités attaquées

Plus on est diplômé, moins on est touché par le chômage sur la longue durée. Un diplôme apporte un certain nombre de garanties, concernant le niveau de salaire, les conditions de travail et les droits. Pour combattre le chômage des jeunes, il faudrait donc un meilleur accès aux études, plus de moyens pour se former.

Le gouvernement fait exactement le contraire : ses réformes vident les diplômes de leurs contenus. Les licences « professionnalisantes » se multiplient. Ce sont des diplômes directement financés par une entreprise, pour ses besoins « à court terme »… Des diplômes pas reconnus par les autres entreprises, y compris du même secteur. Si les licences « professionnalisantes » permettent souvent de trouver un premier emploi dans les entreprises qui financent la formation, elles fragilisent les salariés sur le moyen terme.

Depuis 2003, les facs ont connu trois mouvements de grève étudiantes contre ces attaques. Cette année, trois mois de grève ne sont pas venus à bout des attaques, faute de liaison avec les travailleurs mobilisés de leur côté, les confédérations syndicales étant occupées à organiser les sempiternelles journées d’action sans lendemain. Dès la rentrée, les étudiants devront à nouveau s’organiser avec les enseignants et les personnels pour empêcher le gouvernement de détruire l’université publique, et avec tous les autres salariés, pour en finir avec ce gouvernement au service d’une infime minorité de la population.

Les jeunes travailleurs sacrifiés

Beaucoup d’étudiants échouent ou abandonnent en première année, notamment ceux qui sont obligés de travailler pour payer leurs études. Ils vont rejoindre tous ceux qui sont sortis du système scolaire, avec ou sans diplôme, et galèrent de boulot précaire en stage non rémunéré… Le gouvernement profite de cette situation pour accentuer le recul du droit à une formation de qualité pour tous, et faire plus de cadeaux à ses amis du patronat.

En effet, quatre décrets ont été publiés le 16 juin, prétendument contre le chômage des jeunes. Le premier exonère de cotisations sociales les entreprises embauchant des apprentis. Or, ces « charges » sont en fait une partie de nos salaires : c’est ce que l’employeur verse à la Sécu pour financer l’assurance maladie et les retraites. On fait des cadeaux aux riches, et ce sont les travailleurs qui devront trimer jusqu’à 65 ou 70 ans pour payer le déficit de la Sécu creusé par le gouvernement lui-même !

Les trois autres décrets accordent des primes pour les entreprises qui recrutent des jeunes de moins de 26 ans en contrat de professionnalisation, notamment s’ils n’ont pas le bac ou s’ils sont embauchés après leur stage. Or, en contrat de professionnalisation, les jeunes n’ont droit qu’à une formation- maison au rabais.

Le gouvernement estime que ça coûtera 446 millions d’euros… Et pendant ce temps, on nous dit qu’il n’y a plus d’argent ! 446 millions d’euros de cadeaux pour les employeurs d’un côté, et 13 000 suppressions de postes dans l’Education nationale de l’aiutre : voilà la politique du gouvernement.

Un apprenti ne touche pas le SMIC (25% pour un apprenti de moins de 18 ans en 1ère année, maximum 78% pour un apprenti de plus de 21 ans en troisième année). Son salaire est exonéré de « charges ». L’employeur peut le virer très facilement et donc lui mettre la pression pour lui faire faire ce qu’il veut (heures sup’ non payées, tâches qu’il n’est pas censé faire…). Si on ajoute les cadeaux faits cette année, on se demande bien pourquoi une entreprise irait embaucher un salarié à des conditions normales !

Le NPA demande au contraire :

-Des moyens pour l’Éducation, des diplômes de qualité et égaux sur tout le territoire !

-Une allocation d’autonomie pour tous les jeunes !

-La rémunération des apprentis à 100% du SMIC et l’arrêt des cadeaux aux entreprises !

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