Le RSA, une subvention à la précarité

Les premiers versements du RSA débutent lundi 6 juillet. Ils concernent 1,1 anciens titulaires du RMI et 185 000 « travailleurs pauvres ». Rappelons que 8 millions de personnes (13% de la population) vivent dans un foyer en-deçà du seuil de pauvreté (880 euros par mois).

Le RSA entérine l’idée qu’il est normal d’avoir un boulot sous-payé, à temps partiel. Plus, c’est un retour au travail forcé, en faisant occuper les boulots disponibles dans les secteurs dégradés. Le RSA repose d’abord sur l’idée que, si les chômeurs ne travaillent pas, c’est parce qu’ils n’y ont pas intérêt. Ce ne serait donc pas à cause des plans de licenciements en série et des milliers de suppressions de postes dans la fonction publique… Dans la réalité, de nombreux facteurs freinent le retour à l’emploi : problèmes de logement, de transport – les patrons sélectionnent souvent leurs salariés sur la proximité du lieu d’habitation –, de garde d’enfant… Autant d’éléments qui nécessiteraient des mesures, comme la création massive de places en crèche et la gratuité des transports publics.

Sous couvert d’un supplément de revenu pour les personnes reprenant un emploi, le RSA dispense une fois de plus le patronat de payer correctement les salariés. Il conforte l’argument sur le coût du travail, qui serait trop élevé, laissant à l’Etat la charge de compléter les bas salaires. Les chômeurs ou salariés éligibles gagneront en moyenne 100 euros de plus: quelle provocation, alors que des millions de travailleurs galèrent tous les jours pour boucler leurs fins de mois! Au-delà, le RSA est une opération de manipulation à grande échelle. L’objectif du gouvernement est de réduire la pauvreté, ou plus précisément les chiffres de la pauvreté : le RSA permettra de dépasser le seuil de pauvreté (882 euros), sans pour autant offrir un revenu permettant de vivre correctement. Mais Sarkozy pourra dire que la pauvreté a baissé, et le tour sera joué…

Encore une fois, le gouvernement considère que c’est aux salariés de payer la crise en acceptant des contrats toujours plus précaires, alors qu’il offre au patronat des conditions d’embauche au rabais.

Par ailleurs, le gouvernement Fillon maintient la discrimination sociale qui était déjà à l’oeuvre avec le RMI, interdit aux moins de 25 ans. C’est toute une génération qui est laissée sur le carreau, sans ressource.

Aucun revenu ne doit être inférieur à 1500 euros net.

Le NPA revendique le droit à un véritable emploi à temps complet pour toutes et tous. Le NPA propose une campagne de mobilisation unitaire pour un « emploi stable et correctement rémunéré pour toutes et pour tous » à toute la gauche syndicale et politique.

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