Caen. Le NPA apporte son soutien aux travailleurs de la filière électronique en lutte pour la sauvegarde des emplois dans le bassin de caen

 

Communiqué de presse

Les salariés de ST Ericsson et de Schneider Electric ont de quoi être furieux. Ils sont considérés comme des pions dans les retructurations qu’opèrent les grands groupes de l’électronique et du matériel électrique dans le monde. Ces grands groupes profitent de la crise pour racheter et éliminer des concurrents, et délocaliser un maximum de production.

Ils en profitent sussi pour restreindre leurs dépenses de recherche et de développement pour augmenter la profitabilité à court terme, pour le seul bénéfice des actionnaires, alors que, dans le même temps, ils pompent l’argent public pour faire subventionner leurs activités.

Ainsi, STMicroelectronics (qui contrôle ST Ericsson), groupe franco-italien detenu à 13,75 % par l’Etat français, bénéficie des largesses financières des pouvoirs publics (Etat, collectivités locales, programmes européens). Il accumule les « aides » notamment pour ses programmes de nanotechnologie (480 millions d’euros pour son site de Crolles, dans l’Isère, versés par l’Etat, et 180 millions versés par les collectivités locales). Ces subventions permettent à STMicroelectronics de racheter des concurrents, puis de s’en débarrasser, avec au passage des centaines de licenciements (1 200 dans la filiale ST Ericsson), pour mieux contrôler le marché. L’Etat, complice, laisse faire !

Comme dans l’automobile, c’est toute l’industrie électronique qui se restructure : annonce de licenciements à Freescale Toulouse en avril, chez Altis Semiconductor (filiale d’IBM) à Corbeil-Essonnes en mai. A ST Ericsson, Schneider Electric, comme chez Freescale, STMicroelectronics ou Altis, les luttes démarrent contre les suppressions d’emplois. Elles doivent converger pour gagner !

Le NPA apporte son soutien le plus total aux salariés de ST Ericsson de Colombelles et ceux de Schneider Electric à Bourguébus qui multiplient les actions pour alerter la population et les pouvoirs publics.

Le NPA exige :

– l’arrêt du versement d’aides publiques aux groupes qui licencient et le remboursement des aides déjà versées ;

– l’interdiction des licenciements, sous peine d’expropriation des actionnaires, pour le maintien de tous les emplois, de tous les sites de recherche et de production ;

– la mise sous contrôle public et sous contrôle des travailleurs de l’ensemble de l’électronique en France.

Le NPA appelle toute la population à manifester son soutien aux travailleurs en lutte. Il appelle les organisations syndicales et les partis politiques de gauche à combattre ensemble les restructurations industrielles destructrices de vies et d’emplois, aux côtés des travailleurs en lutte.

Caen, jeudi 25 juin

Contact :
npacaenaglo@gmail.com
tel 06.84.51.60.19

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