THT Cotentin Maine : Contre le déni de démocratie, mobilisons nous le 3 juillet à Percy

Du 2 au 3 juillet 2009, une enquête « d’utilité publique » se déroule dans 40 communes concernées par la construction de la ligne  à Très Haute Tension Cotentin-Maine. Ce projet a été annoncée par RTE après la décision de construire un réacteur nucléaire de type EPR à Flamanville. Très vite, de nombreuses associations se sont constituées, et la mobilisation s’est organisée au niveau interdépartementale (Ille-et-Vilaine, Manche et Mayenne). Plusieurs manifestations ont eu lieu rassemblant plus de 7000 personnes à Saint Hilaire du Harcouet et Ernée et 4000 à Mortain.

Une quarantaine de maires a pris des arrêtés interdisant la construction de la ligne à THT à moins de 300 m des bâtiments agricoles et à moins de 500 m des habitations. Ils appliquent ainsi la Charte de l’environnement  qui indique que « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » (article 1 de la Constitution), malgré les pressions de RTE (notamment le chantage financier : 20 millions d’euros seront attribués dans le cadre du Plan d’Accompagnement du Projet aux communes les plus « coopératives ») et des préfectures qui les assignent au Tribunal Administratif pour incompétence sur le sujet!

Pourtant, les preuves s’accumulent : RTE a été récemment condamnée à verser 390 000 euros  de dommages et intérêts à des agriculteurs en Corrèze. Même Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, alors secrétaire d’État à l’écologie avait publiquement déclaré le  21/03/08  » Il est indéniable que ces rayonnements électromagnétiques, émis par les lignes haute tension, posent un certain nombre de problèmes et que l’on est loin de tout savoir sur cette question. … Je voudrais que l’on fasse plus de recherches sur le sujet ».

La détermination des maires ne faiblit pas et certain d’entre eux ont même assigné le préfet coordinateur du projet devant le TGI de Coutances (Lire la déclaration du NPA Basse Normandie lors de l’audience du 18 juin 2009). Les citoyen-ne-s se mobilisent aussi et organisent une contre enquête publique lors de chaque passage des enquêteurs. Ils refusent ainsi de cautionner cette pseudo enquête qui n’a qu’un rôle consultatif pour donner l’apparence d’une démarche démocratique . Ils ont empêché l’accès à la mairie l’enquêteur au Chefresne qui a du ouvrir une mairie annexe dans un camping-car! Celui ci est mis à disposition de la préfecture par RTE pendant toute la durée de l’enquête publique soi disant indépendante, preuve supplémentaire s’il en fallait de la collusion entre l’Etat, EDF et RTE.

Quant aux militant-e-s de Greenpeace et du réseau « Sortir du nucléaire » qui avaient respectivement occupé le chantier de l’EPR et un pylône à THT, ils ont été assignés au tribunal de Cherbourg au début de l’enquête plus de 2 ans après les faits! Les délibérations seront opportunément rendues à la fin l’enquête, peut-on  voir là un moyen insidieux de modérer les velléités d’actions de désobéissance civile?

Pour clore cette enquête d’inutilité publique, le NPA soutient les collectifs anti THT et se mobilisera le vendredi 3 juillet devant les mairies de Percy (50) et d’Ernée (53)!

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