Emploi : l’hémorragie

188 000 emplois supprimés dans le secteur concurrentiel au seul premier trimestre 2009 en France ! Presque deux fois plus qu’au quatrième trimestre 2008. Les intérimaires continuent de payer le plus lourd tribu (81 000 n’ont pas retrouvé de mission de janvier à mars), mais les suppressions d’emplois touchent maintenant les salariés en CDI, dans tous les secteurs : – 53 000 emplois dans l’industrie, -10 000 dans le bâtiment, -48 000 dans le tertiaire. C’est bien une riposte « tous ensemble » qu’il faut construire pour préserver l’emploi.

Dans cette situation catastrophique, les directions syndicales apparaissent complètement dépassées. Dans leur tract d’appel à la manifestation du 13 juin à Caen, pas un mot contre les licenciements.  Le tract réclame « des négociations » sur « l’évolution de l’emploi au niveau des branches professionnelles » et c’est tout. L’objectif de la réduction du temps de travail, pour garder les emplois alors que l’activité économique est en baisse, n’est pas non plus cité. En revanche, les directions syndicales réclament « un accès facilité pour tous au chômage partiel », c’est-à-dire une prise en charge partielle par l’Etat du chômage imposé par des actionnaires qui continuent de s’en mettre plein les poches !

Les directions syndicales réclament aussi « des mesures favorables à l’emploi des jeunes ». Mais lesquelles ? Sarkozy, lui, met en œuvre un « plan emploi des jeunes » sur la base de la multiplication des contrats de professionnalisation et d’apprentissage, en mettant la formation des jeunes sous la coupe du patronat. Un plan financé par les destructions de postes dans l’Education nationale. Les syndicats sont-ils prêts à engager la lutte contre ces mesures aux côtés de la jeunesse, pour les mettre en échec. Sont-ils prêts à engager une lutte déterminée, comme celle de 2006 qui avait obligé le gouvernement d’alors à retirer le CPE ?

Pour l’emploi, le NPA demande :

-une diminution du temps de travail, vers les 30 heures pour toutes et pour tous, sans flexibilité ni annualisation, et avec créations de postes sous contrôle des salarié-e-s.

-le paiement à 100% du chômage partiel à la charge de l’employeur.  

-la conversion de tous les contrats précaires en emplois statutaires ou en CDI.

-une loi d’interdiction des licenciements.

-l’expropriatuion des patrons/actionnaires qui ne respecteraient pas la loi d’interdiction des licenciements, avec gel des avoirs et nationalisation sous contrôle des travailleurs.

-en cas de défaillance d’entreprise, nous sommes pour remonter jusqu’au donneur d’ordre, en imposant l’ouverture des livres de comptes et la levée du secret commercial et bancaire.

-la création massive de postes dans les services publics.

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