Manifestation du 26 mai, 1500 à Caen

La journée du 26 mai se voulait « une journée relais » entre le 1er Mai et le 13 juin, journée relais surtout dans la politique des directions syndicales pour mettre un terme à la mobilisation. Si, à la SNCF, où avait été déposé un préavis de grève, le mouvement a été bien réel, dans l’ensemble, la mobilisation a surtout été symbolique.

Manifestation 26 Mai 2009 Caen - Photothèque Caen Resistances

Manifestation 26 Mai 2009 Caen - Photothèque Caen Resistances


Quelques manifestations comme à Marseille, Nice, Reims, Grenoble ou Roanne, un rassemblement de 300 militants devant la Bourse à Paris, des rassemblements pique-nique…
Les directions syndicales ont même revu à la baisse les revendications. Fini la plate-forme du 5 janvier, il faut être plus concret, «revaloriser le Smic», «prolonger l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droits», «supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires et le bouclier fiscal»… Oui, une journée symbolique… de la dérobade des directions syndicales.
Mais, comme le notait avec une lucidité toute patronale l’éditorial des Echos, « un pays où des millions de personnes défilaient dans les rues il y a encore deux mois n’est pas plus entré en résignation prolongée qu’il n’était la veille au bord de la révolution. Si lassitude il y a, c’est moins celle du moteur de la manifestation que de sa méthode, restée bien traditionnelle. L’essoufflement de mai annonce peut-être un second souffle social. »

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