Une ébauche de coordination interprofessionnelle à Caen

Alors que la mobilisation dure à l’université, des étudiants en lutte ont entrepris de contacter des salariés eux-mêmes entrés en résistance contre la casse sociale. Ces contacts ont abouti à l’appel à une première réunion de lutte interprofessionnelle, mercredi 29 avril. De nombreux étudiants ont répondu présents, montrant ainsi que la jeunesse comprend bien la nécessité de se lier avec les luttes du monde du travail. Côté travailleurs, plusieurs syndicalistes ont fait aussi le déplacement, venant d’entreprises touchées par le chômage partiel et la menace de licenciements (Valeo, Renault Trucks), ou de services publics (santé, personnels enseignant et non enseignants de l’éducation, statistique publique…). Etaient là aussi associations et syndicats de chômeurs, associations et syndicats du monde de la culture. Et plusieurs mlitant-e-s du NPA, étudiant-e-s, chômeurs-euses ou salarié-e-s.

Un tour de table a confirmé que les luttes de résistance se multiplient, dans le public comme dans le privé, et se heurtent toutes à l’intransigeance du gouvernement et du patronat. Le besoin de « convergence » a été exprimé par tous.

Face au blocage des directions syndicales nationales, qui nous baladent de journée d’action en journée dl’action, le rassemblement de tous les secteurs en lutte pour construire un mouvement fort pour changer le rapport de forces est au coeur des débats.

Piquet de greve interprofessionnel de soutien à Valeo - Source Résistances Caen

A la suite des présentations, s’est déroulé un débat sur les perspectives à venir. Sur la base démocratique, chacun parlant à son tour a pu donner des idées sur les actions futures. Par exemple, qu’il faudrait rencontrer d’autre corps de métiers, d’autres on parlé de cortège unitaire pour les prochaines actions, un calendrier d’actions communes. Un premier débat sur la plate forme de revendications a eu lieu. Des axes généraux font l’accord de tous : l’accès gratuit aux besoins fondamentaux, l’arrêt des licenciements. Le NPA a exprimé le souhait d’une plateforme revendicative soudée pour préparer la grève générale.

Finalement, démocratie oblige, des votes se sont déroulés et des axes revendicatifs ont été précisés : l’accès pour tous et toutes gratuitement aux besoins fondamentaux (santé, éducation, eau, energie, transport, culture…), l’augmentation des salaires et des minimas sociaux, l’arrêt des radiations des minimas sociaux, le refus de la précarité, l’arrêt de la casse des services publics. Il a été dit qu’il fallait aller vers une radicalisation des luttes, imaginer des formes d’action.

Le débat ne fait que commencer. Il doit se poursuivre pour rassembler plus encore. De nouvelles assemblées générales sont d’ores et déjà prévues, la prochaine aura lieu le mardi 12 Mai à 18h, rendez vous à l’université  de Caen devant le Phenix

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