Chernobyl-Day

Le réacteur nucléaire n°4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, et reste la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : ses conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes…) affecteront profondément les prochaines générations.

Refusons absolument d’oublier Tchernobyl !

Nous ne pouvons permettre que soit oublié le sacrifice des quelques 800 000 liquidateurs qui ont lutté pour contenir l’ampleur du désastre et construire le sarcophage. Des centaines de milliers d’entre eux (selon les ambassades d’Ukraine et de Russie) l’ont déjà payé de leur santé ou de leur vie.

Sortons du nucléaire avant la catastrophe.

Un nouvel accident comparable à Tchernobyl peut survenir n’importe quand, dans tous les pays exploitant le nucléaire, y compris en Europe. D’autres réacteurs auraient pu devenir funestement célèbres, en 1999 à la centrale du Blayais (Gironde), en 2006 à Forsmark (Suède), ou encore en 2007 à Kashiwasaki (Japon).

De nombreux risques minimisés par les partisans du nucléaire.

Sur les 58 réacteurs actuellement en fonctionnement en France, 42 ne sont pas adaptés au risque sismique, et 50 d’entre eux sont menacés par un risque d’inondation. Les installations sont de plus en plus vétustes, et les incidents se multiplient : 72 de niveau 1 en 2008, contre 56 en 2007.

Des risques supplémentaires avec l‘EPR

Dans un courrier d’EDF adressé à l’ASN et classé confidentiel défense, l’EPR ne résisterait pas à la chute d’un avion de ligne. Le chantier rencontre de nombreux problèmes de construction : béton et ferraillage de mauvaise qualité, soudures du liner non conformes… Les combustibles usés seront 7 fois plus dangereux que ceux produits par les réacteurs actuellement en fonctionnement.

Areva en Finlande et EDF à Flamanville rencontrent de nombreuses déconvenues, et on peut s’attendre à de nouvelles réévaluations du coût de l’électricité qui sera produite par l’EPR… s’il fonctionne un jour.
L’étude « Un courant alternatif pour le Grand-ouest « montre qu’avec le budget prévu pour la construction l’EPR, on pourrait produire et économiser deux fois plus d’électricité qu’avec l’EPR, tout en créant quinze fois plus d’emplois.

Nous pouvons  sortir de l’impasse du nucléaire et de créer un véritable service public de l’energie géré démocratiquement par les travailleurs et les usagers. Un service public qui instaurerait des quotas gratuits pour tou-te-s. Au dela de ces quotas, un bareme progressif et dissuasif favoriserait la sobriété énergétique.

A 800 mètres du chantier de l’EPR de Flamanville et des 2 réacteurs en activité, face à la Hague et à l’usine de retraitement-extraction du plutonium d’AREVA NC, du centre de stockage de déchets radio-actifs de l’ANDRA (CSM), nous érigerons et inaugurerons un monument de granit en hommage aux irradiés inconnus, d’ici et d’ailleurs.

Rassemblement à Caen (Quai Vendeuvre) 26 Avril à 12h

Covoiturage de Caen (Quai Vendeuvre) pour Flamanville 26 Avril à 12h30

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