Assurances Maladie Hôpital

Les contres réformes libérales de la protection sociale et du système de santé mises en place par Sarkozy vont exactement à l’inverse de la solidarité.

Ces contres réformes s’inscrivent dans le prolongement des mesures menées par tous les gouvernements depuis plus de 20 ans. Mais si les projets en cours ou en préparation devaient aboutir, un seuil décisif serait franchi dans la privatisation du système de santé. L’enjeu est de taille et nous devons réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Les dernières mesures en date :

En 2004, Douste-Blazy, ministre de droite, instaure les premières « franchises », le non remboursement d’un euro sur les actes médicaux, le déremboursement de centaines de médicaments, le forfait de 18 euros pour les actes hospitaliers.

En 2008, Sarkozy en rajoute, son gouvernement impose 0,50 euros à la charge du malade par boite de médicament et acte paramédical et 2,00 euros pour les transports sanitaires. Ces franchises sont plafonnées à 50 euros par an pour l’instant mais ce montant pourra être revu à la hausse au prétexte du « déficit ». En plus, ils ont essayé de faire rembourser par les mutuelles complémentaires une partie des coûts des maladies de longue durée. Mais la ministre R.Bachelot, a du reculer, vu le tollé général. De plus les transports pour les personnes handicapés ne seront plus pris en charge par la caisse d’Assurance maladie et pour certaines familles cela représente plus de 700,00 euros par mois à débourser.

Mais d’autres « chantiers sont en préparation ». Sarkozy a fait de la dépendance un nouveau champ de la privatisation du système de santé. Il prévoit que ce risque soit financé par les familles et non par la sécurité sociale. Il ne fait pas bon de vieillir ! Comme il a dans ses cartons, l’idée de la suppression des cotisations sociales, chère à ses ami-e-s du MEDEF.

L’hôpital public, un enjeu pour la santé de l’immense majorité de la population, déjà sérieusement attaqué par le plan dit « hôpital 2007 » qui réduit ses moyens et le met en concurrence avec le secteur privé. C’est la tarification à l’acte (T2A), les ressources de l’hôpital dépendent de sa production. Conséquence : il faut produire beaucoup d’actes pour faire rentrer l’argent qui fait défaut et donc faire moins de prévention, qui n’est pas rentable. La T2A fait la part belle au privé qui pratique les interventions légères. Le public ayant à sa charge les interventions les plus lourdes et les urgences. A cela s’ajoute, la nouvelle gouvernance, c’est à dire, le rôle des directeurs se transforme en managers comme dans l’industrie, ils devront préserver leurs parts de marché. Nous ne sommes plus des patients mais des clients, les rentables seront les bienvenus, les autres : « passez votre chemin ! ». D’ailleurs les médecins « chefs de pôle » seront intéressés aux résultats financiers de l’hôpital. A quand les stocks options ?

Ce n’est pas fini, Roseline Bachelot propose un projet de loi appelé « Hôpital, Patients, Santé et Territoires ». Ce projet, qui sera débattu début 2009, prévoit la suppression de nombreuses missions, des mutualisations, des restructurations et des suppressions massives d’emplois alors qu’il faudrait l’inverse demain il sera trop tard. demain il sera trop tard. pour des soins de qualité. On aurait pu penser que la présence des représentants du conseil régional, du conseil général, des conseils municipaux de l’agglomération, était primordiale au conseil d’administration du CHU de Caen pour refuser les disparitions d’emplois. Malheureusement ce n’est pas ce qu’ont fait les élus de « gôche ». Ils ont voté la suppression de plus de 250 emplois au nom de l’équilibre budgétaire.

La conséquence de cette loi, sera que les patients devront effectuer des déplacements plus longs pour accéder aux soins de santé dans le cadre de la mise en place de « communauté hospitalière de Territoires » qui regrouperont différents hôpitaux publics et cliniques privées d’un territoire.

C’est maintenant qu’il faut réagir ! Quand Sarkozy, son gouvernement, les élus de droite, auront dilapidé « le droit à la santé pour tous quelque soit ses revenus » (la base de notre sécurité sociale) il sera trop tard.

Janvier 2009,

Gérard L (militant du Nouveau Parti Anticapitaliste)

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