Les réacs ne doivent pas faire la loi. Egalité des droits !

20 janvier 2013

La droite raciste et homophobe et les tenants de l’ordre moral sont à l’offensive. Le gouvernement tergiverse et encourage le camp réactionnaire. Mobilisons-nous pour l’égalité des droits, le 26 janvier à Caen et le 27 janvier à Paris.

L’église, l’UMP, le FN, l’ultra-droite et tout ce que la France compte d’intégristes ont communié dimanche 13 janvier contre le droit au mariage pour tous et toutes. Pour les grenouilles de bénitiers et autres tenants de l’ordre moral, c’est la manifestation de l’intolérance et de l’homophobie décomplexées. Pour la droite c’est l’occasion de faire une démonstration d’opposition au gouvernement alors qu’elle a bien du mal à trouver des sujets pour se démarquer sur les terrains sociaux et économiques.

Le gouvernement tergiverse

L’accès au mariage et à l’adoption est une mesure de justice autant que d’urgence, pour mettre fin à des situations parfois dramatiques. Ce sont aujourd’hui 100 000 à 300 000 enfants qui vivent dans des foyers homoparentaux. Des enfants qui ne sont pas moins « équilibrés » et épanouis que les autres, mais dont les familles n’ont pas d’existence légale. L’un de leurs parents n’a aucune responsabilité, aucun droit, notamment de garde en cas de décès du parent « légal ».

Le projet de loi est en dessous du minimum nécessaire : la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes a été abandonnée, alors que les femmes hétérosexuelles y ont accès ; les étrangers et les étrangères ne pourront épouser une personne du même sexe que si le mariage pour les couples homosexuels existe dans leur pays d’origine…

Avec le mariage pour tous et toutes, le gouvernement se contente d’une mesure minimale, qui lui permet de se redonner un vernis de gauche. Il compte nous faire oublier à peu de frais qu’il coupe les budgets des services publics, supprime des dizaines de milliers d’emplois, laisse faire les licenciements et casse le droit du travail… Qu’il poursuit la politique d’expulsions de Sarkozy et oublie une autre promesse du PS, le droit de vote pour les étrangers et les étrangères. Non, l’égalité entre toutes et tous, ce n’est pas pour tout de suite.

Les reculs du gouvernement ne font qu’encourager et renforcer le camp réactionnaire.

Toutes et tous dans la rue pour l’égalité des droits

Des manifestations unitaires sont organisées à partir du 19 janvier dans différentes villes et le 27 janvier à Paris, pour exiger l’égalité et refuser de laisser la rue aux fachos et aux réactionnaires. A quelques jours du vote de la loi, nous devons être le plus nombreuses et nombreux possible pour peser dans le rapport de force.

Le racisme, le sexisme et l’homophobie sont autant de poisons pour diviser celles et ceux qui subissent la crise, l’austérité, les attaques patronales. L’égalité des droits est donc une question de justice sociale autant que de lutte pour l’unité de celles et ceux qui subissent l’exploitation, l’oppression, les discriminations.

L’opposition de droite choisi le terrain de la haine et de intolérance rien de plus normal. En face, il y a besoin d’une opposition de gauche qui ne cède rien sur l’égalité totale des droits concernant non seulement le mariage mais l’adoption, la filiation, la PMA pour les homosexuelLEs, les droit de vote pour les résidentEs étrangeREs, la régularisation de touTEs les sans-papiers.


A Caen, rendez-vous samedi 26 janvier, 14h30, place Bouchard. Lire l’appel unitaire auquel s’associe le NPA.

Pour aller à Paris dimanche 27 janvier, un service de bus est organisé. Pour s’inscrire et réserver sa place, cliquez ici.



Soutien aux sans papiers en grève de la faim !

11 janvier 2013

À Lille, plusieurs dizaines de sans-papiers ont commencé une grève de la faim pour obtenir leur régularisation et celle de leurs proches. Le gouvernement reste inflexible. Deux grévistes de la faim ont même été expulsés du territoire ! Mais les soutiens aux sans-papiers s’organisent. A Caen, le Collectif 14 pour le Respect des Droits des Etrangers appelle à une manifestation de soutien lundi 14 janvier devant la Préfecture.

Le changement d’équipe au pouvoir n’a pratiquement pas modifié la politique migratoire. La circulaire Valls du 28 novembre dernier, en multipliant les critères de régularisation, le prouve à nouveau. Par l’espoir qu’elle a suscité chez les sans-papiers, elle pourrait bien se retourner contre eux : les dossiers hors des clous risquent de valoir à leurs détenteurs non pas une autorisation de séjour, mais un avis d’expulsion !

Au rayon expulsion, Valls vient d’ailleurs de donner la preuve de ce dont il est capable : deux sans-papiers lillois ont été expulsés menottés et bâillonnés le 30 décembre dernier alors qu’ils participaient à la grève de la faim… Même Guéant, même Sarkozy n’avaient pas osé s’en prendre aux grévistes occupant agences d’intérim et chantiers du bâtiment en 2009 et 2010 ! Le 28 décembre, la préfecture du Nord affirmait : « aucune procédure d’éloignement ne sera engagée à l’encontre d’une personne étrangère ayant déposé une demande de titre de séjour dans le cadre [de la grève de la faim] ». Deux jours plus tard, Ahmed B. et Azzedine B., grévistes arrêtés le 21 décembre lors de l’évacuation d’une église par la police et placés en centre de rétention, étaient expulsés vers l’Algérie.

Dans ces conditions, le soutien aux sans-papiers est décisif. Il s’agit de faire parvenir aux grévistes un message de solidarité, de les aider à tenir. Il s’agit de faire comprendre au gouvernement que nous le tiendrons responsable de tout drame qui pourrait frapper les grévistes, qui en sont au jour où nous écrivons à leur 70ème jour de grève de la faim. Il s’agit de ne pas le laisser mener en notre nom une politique xénophobe dont la principale conséquence n’est pas de diminuer les flux migratoires mais de livrer les étrangers à la merci des marchands de sommeil, des réseaux mafieux de toutes sortes, de l’exploitation la plus cynique et violente.

La solidarité avec les sans-papiers s’étend, avec des rassemblements à Marseille, Bordeaux, Paris, Toulouse…

A Caen, le Collectif 14 pour le Respect Des droits des Etrangers appelle à une manifestation de soutien lundi 14 janvier, à 18h, devant la Préfecture du Calvados. Le NPA invite à y participer très nombreuxEUSES !

Le NPA revendique :

- la régularisation de tous et toutes les sans-papiers.
– la liberté de circulation. Capitaux et marchandises circulent librement. Les hommes doivent pouvoir en faire autant.


Communiqué du Collectif 14 pour le Respect des Droits des Etrangers

Le "Collectif 14 pour le Respect des Droits des Étrangers" suit avec inquiétude la situation des grévistes de la faim des sans papiers de Lille. Notre collectifs par ce message tient à leur apporter son total soutien. Ce jour jeudi 10 janvier est leur 70ème jour de grève de la faim. Les choses sont désormais dramatiquement simples : des vies sont en jeu.

Or nous constatons que le gouvernement continue de jouer l’épreuve de force contre ces femmes et ces hommes dont le seul crime est d’exiger d’être traitéEs dignement. Il joue le pourrissement de la grève en refusant toute ouverture au risque d’un drame qui peut arriver à n’importe quel moment.

Cette situation est indigne et humiliante. Elle doit cesser.

Nous réaffirmons nos revendications :
– la régularisation de tous les sans papiers
– l’arrêt des expulsions
– la fermeture de tous les centres de rétentions.

Le Parti Socialiste de François Hollande, Emmanuel Valls et Martine Aubry doit agir maintenant pour la régularisation immédiate et sans condition des sans-papiers de Lille et agir pour le retour des expulsés.

Le "Collectif 14 pour le Respect des Droits des Étrangers" appelle à une manifestation de soutien lundi 14 janvier à 18h00 devant la préfecture de Caen

Caen le 10 janvier 2011


Lire l’interview de Roland Diagne, porte-parole du Comité de Sans-Papiers du Nord (CSP 59).

Lire l’article "Faut-il mourir pour avoir des papiers ?".


affiche_sanspapiers


Égalité des droits : rassembler contre la réaction

9 janvier 2013

Avec Manuel Valls, le gouvernement se met dans les pas des Hortefeux et Guéant. Pour l’égalité des droits homos hétéros, le gouvernement tergiverse. Du coup la droite et l’extrême droite se sentent pousser des ailes. Les partisans de l’égalité seront à leur tour dans la rue, notamment le 27 janvier à Paris. Un bus sera affrété au départ de Caen. Pour le NPA, cette manifestation doit être l’occasion de faire converger les combats pour l’égalité des droits.

Les derniers jours de 2012 laisseront à toutes celles et tous ceux qui luttent depuis des années pour la régularisation de tous les sans-papiers un goût amer. Celui d’un premier flic de France, soi-disant « socialiste », droit dans ses bottes, assumant de livrer aux autorités algériennes deux grévistes de la faim, arrachés à leurs camarades de lutte, expédiés dans un sinistre camp de rétention puis embarqués de force sur un vol Paris-Alger.
Que pouvait-on faire de pire en matière d’affichage de la politique que l’on entend mener en ce qui concerne les plus opprimés, les plus exploités par le patronat que ces expulsions ? Qu’y-a-t-il de différent avec les pratiques révoltantes de la droite que nous n’avons cessé de dénoncer pendant le règne de Nicolas Sarkozy ? Tel un Hortefeux ou un Guéant, Manuel Valls n’est habité que par une obsession, celle de ne pas apparaître comme laxiste par rapport aux exigences de la droite et de l’extrême droite. C’est toute une politique de renoncement qui est en train de se mettre en place, et qui ne concerne pas seulement l’abdication devant la loi du marché, mais aussi l’abandon des promesses timides contenues dans le programme de Hollande.

Concentration homophobe et raciste

Devant un tel profil de capitulation, la droite et l’extrême droite se sentent pousser des ailes, et fortes du succès de leur première manifestation contre le mariage pour touTEs, elles entendent faire du 13 janvier une grande journée de mobilisation qui dépasserait la seule question du mariage. Leurs ambitions sont énormes, et d’ores et déjà cette journée est présentée comme un véritable bras de fer avec le gouvernement. Par trois cortèges convergents, la réaction entend nous faire un remake des manifestations en faveur de l’école « libre » en 1984. Le ban et l’arrière-ban sont convoqués à cette occasion pour participer à une sorte de référendum de rue contre un gouvernement qui représenterait les « valeurs de la gauche ».
L’UMP, pressée de tourner la page du fiasco de l’élection de son président, en fait un élément majeur de sa rentrée politique. Les groupes Nationalité citoyenneté identité, et Égalité réconciliation tentent – seuls pour l’instant – de transformer l’objectif initial de la manifestation pour en faire également un grand raout raciste et xénophobe. Seul le Front national semble aujourd’hui embarrassé par ce qu’il décrit comme un « dérivatif » par rapport à la situation sociale. Peu désireux de se compter face à l’UMP, ses responsables devraient y participer en ordre dispersé.

L’égalité vraiment pour touTEs !

De notre côté, la réussite de la manifestation massive et dynamique du dimanche 16 décembre a sans conteste été un formidable moment de mobilisation qui permet d’envisager la suite avec optimisme, et le grand rassemblement du 27 janvier devrait concrétiser l’exigence de ne pas accepter une loi au rabais, dénaturée par la remise en cause du droit à la procréation médicalement assistée. Mais, pour cette manifestation du 27 janvier, les anticapitalistes ne sauraient limiter leurs revendications en matière d’égalité au seul droit au mariage, même si cette échéance reste un enjeu central dans l’affrontement avec la réaction. Au-delà du droit au mariage pour touTEs, c’est la question générale de l’égalité des droits qui est posée. Elle englobe la question de la régularisation de tous les sans-papiers, travailleurs ou pas, du droit de circulation, et du droit d’installation. Nous n’entendons pas, en tant qu’anticapitalistes, définir des priorités entre les oppressions, et la question du droit de vote pour tous les étrangerEs, à toutes les élections nous paraît une échéance tout aussi centrale que les autres.
Face à la répression des sans-papiers et à la systématisation des expulsions, face à la montée du racisme et de l’islamophobie, face à la montée de l’intolérance et à l’émergence de groupes ouvertement fascistes, c’est à la reconstruction d’un mouvement unitaire et offensif que nous somme confrontés. Il y a urgence, le NPA en fera une de ses priorités dans les semaines à venir.


Pour le bus au départ le 27 janvier, on peut réserver sa place en s’inscrivant sur le site de Melting pomme, l’association des étudiantes et étudiants LGBT de l’Université de Caen : http://www.meltingpomme.fr/27janvier-bus/ (prix : 10 euros).



Non à la fermeture des collèges Lemière et Pagnol !

5 décembre 2012

Le Conseil général du Calvados envisage de fermer au moins un deuxième collège dans l’agglomération caennaise, après la fermeture de Jacquard, prévue pour les prochains mois : le collège Lemière (350 élèves), dans le centre ville de Caen, et/ou le collège Marcel-Pagnol (290 élèves), à Fleury-sur-Orne. Depuis plusieurs semaines, les parents et la communauté éducative se mobilisent pour empêcher la fermeture de ces établissements. Le NPA de Caen leur apporte son soutien.

Le Conseil général fait état de sous-effectifs, mais ignore la réalité que connaissent bien les parents. Le collège Marcel-Pagnol est proche de quartiers populaires en rénovation avec de nouvelles constructions. Le collège Lemière, en plein centre-ville, est d’une grande accessibilité pour des milliers de familles. Personne ne veut voir disparaître ces collèges de proximité qui restent de taille raisonnable pour le meilleur accompagnement des élèves dans leurs études.

Le Conseil général prétend aussi que la décision s’appuie sur des rapports d’expertise, mais toutes les raisons données jusqu’à présent ne sont que des prétextes, comme le montre bien la contre-expertise réalisée par le Collectif contre la fermeture (lire l’argumentaire du collectif Touche pas à mon collège). La seule véritable raison est la politique d’austérité que veulent nous imposer les gouvernements de droite comme de gauche partout en Europe pour payer une dette illégitime, et cela en dépit de la démocratie. Est-ce un hasard si la question de la fermeture des collèges Lemière et Pagnol sera traitée au Conseil général en Commission permanente, donc à huis clos ?

Il faut en finir avec les politiques visant à faire des économies et restreignant le droit à l’éducation. Il faut augmenter les moyens pour l’éducation nationale : les moyens humains, en rétablissant tous les postes supprimés ces dernières années, et des budgets à la hauteur des besoins, pour les mises aux normes, les extensions ou les constructions neuves nécessaires, au plus près des habitants, pour aussi accroître la qualité de l’offre éducative (activités périscolaires, artistiques et sportives…).

Fermer des établissements d’enseignement public, comme l’envisage la majorité de droite du Conseil général, est un non sens. Mais l’objectif que se fixe le gouvernement socialiste d’accroître le nombre d’apprentis dans le cadre du plan pour la « compétitivité » des entreprises, au détriment de l’Éducation nationale, est tout aussi condamnable. Il est scandaleux que le premier ministre Jean-Marc Ayrault envisage même d’avancer l’âge d’entrée en apprentissage comme une « solution » pour les enfants entre 14 et 16 ans en situation d’échec scolaire: « Pourquoi pas ? ― a-t-il récemment déclaré ― Il faut plus de fluidité entre l’Éducation nationale et l’entreprise. Ce n’est pas un sujet tabou. Il faut que dès l’école primaire, en CP, on puisse aller voir les entreprises, recevoir un ouvrier qui a appris un métier formidable et qui a envie de transmettre sa passion » (Le Parisien du 30 octobre 2012). Bien sûr, les enfants d’ouvriers recevront des ouvriers et les enfants de patrons recevront des patrons… C’est ça le changement ?
L’argent public doit aller à l’enseignement public, pour son développement, et pas aux établissements de formation sous contrôle patronal. On doit former des femmes et des hommes épanouis, et pas de la main-d’œuvre bon marché !

NPA Caen, le 4 décembre 2012


Les associations d’insertion appellent à manifester

3 décembre 2012

Les associations qui se sont réunies dans un collectif pour une autre politique publique du logement en faveur des sans abri et des mal logés alertent le gouvernement sur la dégradation de la situation. A Caen, elles appellent à manifester mardi 4 décembre.

Le Collectif des associations « s’inquiète du manque d’engagement et de moyens pour faire face à l’augmentation des demandes ». Les associations « tirent la sonnette d’alarme depuis de nombreuses semaines sur l’ampleur des difficultés des personnes sans abri ou mal logées ainsi que la forte augmentation des demandes d’hébergement à laquelle, aujourd’hui, les structures ne peuvent plus faire face. Selon le baromètre 115 d’octobre 2012, 77% des demandes au 115 n’obtiennent pas de prise en charge faute de places disponibles, avec une forte progression de la part des familles avec enfants. De plus en plus de travailleurs sociaux se trouvent alors désemparés face à leur incapacité à répondre à la détresse sociale et ne parviennent plus à assurer la continuité du fonctionnement de certains services d’accueil et de gestion du 115. »

Les associations du Collectif demandent « des réponses rapides aux besoins urgents des personnes sans abri, dès ce début d’hiver ». Selon elles, « la réalité des moyens budgétaires alloués au secteur pour l’année 2013 ne semble pas correspondre avec les ambitions du gouvernement ».

A Caen, la Fédération des associations pour l’accueil et la réinsertion (FNARS) appelle à manifester mardi prochain.


L’appel de la FNARS de Basse-Normandie :

Le Conseil d’Administration FNARS BN du 21 novembre 2012 a décidé de relayer en région la manifestation du Collectif des Associations Unies qui se déroulera à Paris le 5 décembre prochain.

Pourquoi manifester à nouveau ?

Pour le Conseil d’Administration il est indispensable de faire entendre notre voix car il est probable que peu de mesures concrètes et réellement financées sortent de la conférence des 10 et 11 décembre prochain, notamment sur les sujets hébergement/logement/insertion et minima sociaux qui sont lourds en termes de dépenses publiques.

Sans financements complémentaires, devant la montée en charge de la précarité et de l’exclusion, le risque de voir poursuivre la politique aberrante menée en 2011 par les autorités dans notre région est grand, ce qui serait INACCEPTABLE. C’EST POURQUOI NOUS APPELONS À MANIFESTER LE 4 DECEMBRE 2012 de 11h00 à 14h00 :

Rassemblement sur les bords de l’Orne quai de Juillet entre le pont Vendeuvre et le pont Churchill

A l’issue de la conférence de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale qui se tiendra les 10 et 11 décembre prochain, le gouvernement présentera un plan quinquennal de lutte contre l’exclusion.

Le 1er novembre dernier, le premier ministre a pris l’engagement de mettre fin à la politique du « thermomètre » caractérisant la gestion saisonnière de l’urgence. Mais cette promesse risque encore de rester sans lendemain.

La situation est grave. Dans le Calvados, par exemple, les places d’hébergement installées répondront cet hiver à moins de 50% des besoins. Situation d’autant plus préoccupante que nous constatons une forte progression des demandes de la part des familles avec enfants.

Le recours massif à l’hébergement en hôtel n’est pas une solution acceptable, il doit rester une réponse exceptionnelle.

Le principe de continuité de la prise en charge n’est toujours pas respecté. A Caen, de 70 à 80 personnes sont remises à la rue chaque matin.

Nous demandons d’urgence la création de places d’hébergement, le renforcement des équipes mobiles et des équipes de travailleurs sociaux.

Il est indispensable de mettre en place des plans d’action territorialisés et d’engager des réformes structurelles ambitieuses.

Cette politique nécessite un renforcement budgétaire conséquent qui n’a pas été anticipé dans le projet de loi de finance pour 2013. Il faut renoncer à la poursuite de la politique aberrante menée en 2011 sur l’ensemble du territoire et particulièrement en Basse-Normandie. Politique caractérisée par le transfert des moyens dévolus à l’Insertion vers l’hébergement d’urgence qui risque de laisser de plus en plus de personnes installées durablement dans la précarité et l’exclusion.

Au delà de l’engagement à mettre fin à la politique du thermomètre, dont il reste encore à trouver les moyens, il faut définitivement mettre fin à la gestion à court terme de l’exclusion.

Nous appelons à manifester pour la création de places d’hébergement d’insertion en Basse-Normandie tout en maintenant et en renforçant les actions d’Insertion existantes.



1er décembre : manifestation contre le chômage et la précarité

28 novembre 2012

Le chômage et la précarité n’en finissent pas d’augmenter. L’avalanche de licenciements ces derniers mois n’a fait qu’aggraver la situation. Alors qu’il faudrait réduire massivement la durée du travail (travailler moins pour travailler tous et toutes…), le gouvernement reste fidèle aux dogmes libéraux et multiplie les cadeaux au patronat pour soi-disant "aider" les entreprises. Cette année encore, les associations appellent à manifester. Lire l’appel unitaire.

Pour la 10e année consécutive, les chômeurs et précaires feront entendre leur voix dans la rue et manifesteront publiquement samedi 1erdécembre pour dénoncer une situation scandaleuse faite à un nombre croissant de personnes exclues des droits élémentaires que sont un emploi, un revenu, un logement, l’accès aux soins et à la culture…

6 mois après les élections, rien de nouveau sous les nuages de la précarité.

Un coup de pouce dérisoire aux allocations chômage, pas un centime d’euro pour les allocataires du RSA et de l’ASS, un manque d’emplois de plus en plus terrible et une pression de Pôle Emploi de plus en plus forte, voilà le changement dans la continuité que vivent quotidiennement chômeurs et précaires.

Par ailleurs, les chômeurs et les précaires exigent des réponses à leurs besoins immédiats et à leurs légitimes revendications. Ils affirment aussi qu’une véritable politique de l’emploi et des revenus est possible grâce à une répartition équitable des richesses. Ils rappellent leurs principales revendications :

 ◦ Un emploi stable pour tous, librement choisi et permettant de vivre décemment.

 ◦ Une indemnisation décente de toutes les formes de chômage et larevalorisation des différents revenus des chômeurs et précaires

 ◦Une meilleure répartition du travail par le respect des 35 heures et par une nouvelle réduction du temps de travail.

 ◦ Davantage de moyens pour que les chômeurs accèdent à de vraies formations, et librement choisies.

 ◦ Une retraite décente pour tous à 60 ans y compris pour les chômeurs non indemnisés et les allocataires du RSA.

 ◦ Une réforme de Pôle emploi : plus de moyens pour accompagner les chômeurs vers l’emploi, une séparation claire des deux fonctions principales: « indemnisation » et « accompagnement vers l’emploi »

 ◦ L’arrêt immédiat des radiations-sanctions !

 ◦ La revalorisation de l’allocation exceptionnelle de fin d’année (dite « prime de Noël ») à 500 euros, pour tous.

Le chômage et ses conséquences concernent l’ensemble de la société, nous appelons tous les chômeurs, précaires, salariés, retraités et tous les citoyens à nous rejoindre pour manifester avec nous !

 AC ! – APEIS – CGT chômeurs – MNCP


Lire aussi l’article sur le site du NPA.



Lisieux. Contre la vidéo surveillance

15 novembre 2012

La municipalité de Lisieux a décidé d’installer la vidéo surveillance dans la ville. Le collectif Résistances du Pays d’Auge organise un débat vendredi 23 novembre à l’Espace Victor-Hugo.

Programme de la soirée

Intervenants :
Noé Leblanc, spécialiste sur les questions de la vidéo-surveillance ;
Camille Polloni, journaliste à Rue89 ;
Sabine Michaux (EELV), élue au conseil municipal de Lisieux ;
Laurent Sodini (PS), élu au conseil municipal de Lisieux et vice-président du conseil régional de Basse-Normandie ;
Miguel Segui (NPA), animateur de quartier dans les Hauts-de-Seine.

19h00 : introduction

19h30 : projection du film documentaire « Caméra city » d’Olivier Zanetta et Christophe Rigaud.
Depuis l’installation du premier système de vidéo-surveillance à Levallois-Perret en 1993, les caméras se sont déployées sans bruit dans les centres-villes. La vidéo-surveillance est aujourd’hui assimilée à un nouvel équipement urbain. Banalisée, fondue dans des stratégies plus vastes de sécurisation des lieux de sociabilité, cette vidéo-surveillance, est désormais qualifiée de vidéo-protection. Dans ce documentaire, les réalisateurs zooment sur cette généralisation de l’équipement vidéo dans les communes et s’attachent à comprendre pourquoi des élus, de droite comme de gauche, s’engagent dans cette démarche.

20h30 : Débats

Débat 1 – Vidéo-surveillance : définition, réglementations, spécificités lexoviennes, enjeux économiques et politiques.

Débat 2 – Vidéo-surveillance : acceptabilité de tels dispositifs par les citoyens et leur implication dans les processus de décisionnels.


L’austérité tue !

24 octobre 2012

Vendredi 19 octobre, une femme a accouché au bord de l’autoroute A 20, son enfant n’a pas survécu. Elle se rendait à la maternité de Brive à 1 h 20 de son domicile, la maternité proche de son domicile ayant été fermée en 2009.

Ce n’est pas un fait divers parmi d’autres. Ce n’est pas la fatalité. C’est une des conséquences des politiques menées depuis des années par tous les gouvernements de droite et de gauche !

Ils ont fermé dans tous les départements, des maternités et hôpitaux de proximité, ils ont regroupé des services, ils refusent de donner les moyens humains et financiers aux établissements publics et prétextent des problèmes de sécurité pour fermer certains services ! A l’origine des événements dramatiques comme celui survenu sur l’A 20, il y a une politique : la rentabilité à tout prix. L’hôpital est financé selon l’activité des services et cette activité doit être rentable !

François Hollande continue la même politique que les gouvernements précédents

La loi Bachelot qui a accéléré la casse de l’hôpital public est maintenue. Le budget de la Sécu est actuellement débattu au parlement. Pour la santé aussi ce sera l’austérité, les hôpitaux devront économiser 675 millions d’euros.

La rentabilité ne frappe pas que les hôpitaux: le montant des remboursements par la Sécurité sociale ne cesse de diminuer. Il n’est plus que de 55 % en moyenne pour les soins courants. Conséquences: un habitant sur cinq renonce à des soins, l’état de santé des pauvres se dégrade, l’espérance de vie en bonne santé commence à diminuer.

Les gouvernements de gauche et de droite sont responsables et coupables, coupables de diminuer les remboursements, d’instaurer des franchises et forfaits sur les soins à l’hôpital et en ville, coupables d’accepter les dépassements d’honoraires ou de ne vouloir que les « encadrer » comme le gouvernement actuel.

Ils prétendent que la Sécurité sociale est en déficit alors que les patrons bénéficient de milliards d’exonérations de cotisations: 30 milliards en 2010, 255,5 milliards entre 1990 et 2010, bien plus que le «déficit »!

Les patrons demandent toujours plus !

Ils avaient obtenu de Sarkozy la TVA « sociale ». Hollande l’a supprimée. Bien! Mais au nom de «la baisse du coût du travail » il s’apprête à faire revenir par la fenêtre, ce qu’il a fait sortir par la porte : remplacer la cotisation sociale payée par les employeurs par l’impôt : il est envisagé d’augmenter la CSG (payée à 80 % par les salariés, les retraités, et les chômeurs), d’instaurer une taxe « écologique » et même le retour « d’un peu » de TVA « sociale »

Notre santé vaut mieux que leurs profits

Pour nos vies, pour notre santé, il ne faut pas les laisser faire! La mobilisation de plusieurs comités de défense d’hôpitaux et de maternité regroupant usagers et professionnels a permis d’éviter la fermeture de plusieurs établissements. C’est désormais un "tous ensemble" qu’il devient urgent de préparer contre toutes les mesures d’austérité.


Communiqué du Collectif 14 pour le Respect des droits des Étrangers. Ministère de l’Intérieur et immigration : le changement n’est pas à l’ordre du jour !

6 juin 2012

En maintenant l’attribution au Ministère de l’Intérieur des questions d’immigration, d’asile, de naturalisation et d’intégration, le gouvernement montre sa volonté de poursuivre la politique antérieure.

Le Collectif 14 pour le Respect des droits des Étrangers dénonce cette continuité, alors que toutes les associations réclamaient que ces questions ne soient plus rattachées au Ministère de l’Intérieur.

En grève des audiences depuis plus d’une semaine, les avocats plaidant à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) réclamaient, eux aussi, que l’asile soit rattaché au ministère de la justice.

Pour reprendre les propos de la Ligue des Droits de l’Homme :

« On verra donc se perpétuer l’arbitraire qu’entraîne l’éclatement des dossiers de naturalisation par préfectures ainsi que des motivations qui relèvent parfois d’une xénophobie avérée. « La gestion de l’asile par le même ministère atteste que c’est la même logique policière qui sera en œuvre, alors qu’aujourd’hui tout le monde s’accorde à dénoncer les conditions d’accueil des demandeurs d’asile, et les conditions dans lesquelles leur statut est déterminé ».

Alors que la droite continue, après avoir honteusement suivi les traces du FN, à stigmatiser les étrangers, le gouvernement se devait de donner un signe fort de rupture avec l’approche sécuritaire et xénophobe de la politique d’immigration en sortant cette question du ministère de l’intérieur.

Nous attendions de lui la construction d’une autre politique, plus ouverte et plus respectueuse des droits de chacun.

Le Collectif 14 pour le Respect des droits des Étrangers continuera de se battre contre les décisions arbitraires et pour la régularisation des étrangers.

Caen, le 01 juin 2012


Non aux expulsions !

20 mai 2012

Le "Collectif 14 pour le respect des droits des étrangers" appelle à un rassemblement de soutien à une famille géorgienne menacée d’expulsion (voir son communiqué). Le NPA soutient cette initiative.

Des référés et des recours ont été déposés pour empêcher l’expulsion de cette famille à qui la préfecture refuse des papiers.

La mobilisation est nécessaire pour apporter notre soutien et exiger la fin des expulsions. Il est inadmissible que les menaces d’expulsion ne soit pas levées. La seule expulsion nécessaire était celle de Sarkozy de l’Elysée. Ceci étant fait, la suspension des mesures d’expulsions comme des placements en centre de rétention s’impose, comme le réclament les associations de défense des étrangers.

Le nouveau gouvernement doit transmettre de nouvelles instructions au plus vite aux préfets.

Enfin, il faut continuer le combat pour la régularisation de tous sans papiers, car c’est la seule solution pour sortir de la précarité des milliers d’hommes, de femmes et d ‘enfants. François Hollande s’y oppose. C’est par notre mobilisation que nous gagnerons ce combat.

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Appel à soutien – rassemblement

La famille BABUTSIDZE sera à nouveau devant le Tribunal administratif de Caen mardi 22 mai 2012 à 9h30

Seront évoquées deux choses :

- Le référé introduit au mois de novembre où nous avions gagné sera évoqué sur le fond.

- Le recours contre les O.Q.T.F. (Obligation de Quitter le Territoire Français) délivré par le préfet à l’encontre de Tsotné et de sa Mère.

Pour info : Mery a obtenu Une autorisation provisoire d’un an pour raison de santé avec autorisation de travailler.

Merci de venir les soutenir par votre présence le mardi 22 mai 2012 à 9h15 devant le tribunal administratif.

Collectif 14 pour le respect des droits des étrangers.

droitdesetrangers14@yahoo.fr


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