Lisieux. Non aux licenciements chez ATOS, non à la spéculation sur notre santé

20 janvier 2013

Menaces de licenciements chez ATOS-Lisieux, rachat de la polyclinique de Lisieux par le groupe Clinique Développement… Le NPA dénonce les plans de licenciements qui se multiplient et les grands groupes privés qui font des profits sur notre santé.

Pour le NPA Comité Lisieux, pas un ou une salariéE ne doit être sacrifiéEsur l’autel des profits. Plysorol, Saint Gobain, Virgin, PSA…… et maintenant ATOS… dans un grand nombre d’entreprises, les plans de licenciements se multiplient. Les patrons et actionnaires se débarrassent des employés comme de sacs de lest afin de maintenir leurs profits et de faire payer la crise du capitalisme aux couches populaires, aidés en cela par un gouvernement qui en appelle à "la responsabilité des syndicats", c’est-à-dire laissez-vous licencier sans rien dire au nom du patriotisme économique.

Les travailleurs et travailleuses ne pourront compter que sur leurs luttes pour mettre un terme à cette vague d’attaque. Il nous parait aussi évident que, pour gagner, il faudra rompre l’isolement en faisant converger les luttes. Il faut construire un grand mouvement d’ensemble de toutes les boites qui licencient, quelque soit le secteur ou le site.

Dans le secteur de la santé, les groupes privés font leur beurre sur notre dos

Le rachat de la polyclinique de Lisieux par le groupe Clinique Développement est encore un signe vers la recherche de « boursicotisation » de notre santé.

Le groupe Clinique Développement vise par ce rachat le profit immédiat pour pouvoir reverser d’énorme dividende a ses actionnaires, qui sont des fonds de pensions ( Xpansion,EPF Partners…) et qui souhaitent s’enrichir sur le dos de notre santé.

Pour le NPA Comité Lisieux, notre santé n’est pas leurs profits.

Pour stopper cette monétisation de notre santé, il faut exproprier sans indemnité ni rachat les actionnaires de nos cliniques privées. Puis transformer ces établissements privés en hôpitaux publics, avec un statut public pour les personnels (statut de praticiens pour les médecins et de la fonction publique hospitalière pour les autres catégories de personnel, avec reprise de leur ancienneté).

Ne laissons pas notre santé aux mains des marchés et des capitalistes !

Pas de spéculation et de profit sur notre santé !


Visiter le blog du NPA de Lisieux.



Le gouvernement s’aplatit devant Mittal

3 décembre 2012

Le gouvernement annonce que les emplois d’ArcelorMittal à Florange sont sauvés. Mais les « engagements » de Mittal n’engagent que ceux qui croient encore en la bonne foi de cette multinationale.

Sur le site de Florange, les salariés ne se font pas pas d’illusion. Comme pour Gandrange, comme en Belgique, les promesses de Mittal ne valent pas grand chose. Il annonce prévoir d’investir 180 millions en cinq ans d’un côté, mais, de l’autre, il préparerait, selon la CFDT du site, « l’arrêt de l’alimentation en gaz des hauts fourneaux » ces prochains jours, des hauts fourneaux qui sont toujours en chauffe. Bref, ce serait un pas de plus qui éloignerait encore toute perspective de redémarrage de la production. Pour la CGT, Bernard Thibault a qualifié « l’accord » entre le gouvernement et Mittal de « renoncement condamnable ».

Les déclarations de Montebourg sur la nationalisation sont restées à l ‘état de déclaration. Ce sont les attentes du MEDEF qui ont été satisfaites : « pas touche au droit de propriété ! ». D’ailleurs, la présidente du MEDEF ne s’est pas privée de saluer « l’accord » entre le gouvernement et Mittal.

Mais pouvait-on sérieusement attendre autre chose de ce gouvernement ? Il y a quelques semaines, il a repris à son compte des conclusions du rapport Gallois et immédiatement accordé un cadeau de 20 milliards d’euros aux entreprises.

Il laisse faire les grands groupes qui engagent des plans de suppressions d’emplois, comme PSA ou Sanofi.

Ne pas laisser faire

Pour sa part, le NPA continue à défendre l’expropriation de Mittal qui est, plus que jamais, la seule voie sérieuse pour le maintien de l’activité et de l’emploi sur le site de Florange et dans la région.

Seule la mobilisation des travailleurs de Florange peut aujourd’hui faire reculer Mittal et le gouvernement. Avec PSA, les Chantiers de l’Atlantique, Petroplus, Sanofi, le dossier ArcelorMittal pose la question de la mise en cause du pouvoir patronal. La nécessaire mise en commun de ces combats pour les licenciements et les fermetures d’entreprises devient urgente. Philippe Poutou l’a redit jeudi dernier en apportant à Toulouse le soutien du NPA aux Sanofi et à leur 21ème « jeudi de colère » (voir l’article de La Dépêche).

Le NPA est disponible pour participer à toute initiative pouvant favoriser cette convergence des luttes nécessaire. Ainsi, lundi matin, sur LCI, Olivier Besancenot a réitéré ses propositions d’action unitaire rassemblant la gauche sociale et politique. Il a notamment invité Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, et Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière, à se rencontrer pour "initier" ensemble au mois de janvier "une grande marche pour l’emploi en mettant en avant ce qu’on peut avoir en commun sur l’interdiction des licenciements, sur la réquisition publique (…) et sur le partage du temps de travail".


1er décembre : manifestation contre le chômage et la précarité

28 novembre 2012

Le chômage et la précarité n’en finissent pas d’augmenter. L’avalanche de licenciements ces derniers mois n’a fait qu’aggraver la situation. Alors qu’il faudrait réduire massivement la durée du travail (travailler moins pour travailler tous et toutes…), le gouvernement reste fidèle aux dogmes libéraux et multiplie les cadeaux au patronat pour soi-disant "aider" les entreprises. Cette année encore, les associations appellent à manifester. Lire l’appel unitaire.

Pour la 10e année consécutive, les chômeurs et précaires feront entendre leur voix dans la rue et manifesteront publiquement samedi 1erdécembre pour dénoncer une situation scandaleuse faite à un nombre croissant de personnes exclues des droits élémentaires que sont un emploi, un revenu, un logement, l’accès aux soins et à la culture…

6 mois après les élections, rien de nouveau sous les nuages de la précarité.

Un coup de pouce dérisoire aux allocations chômage, pas un centime d’euro pour les allocataires du RSA et de l’ASS, un manque d’emplois de plus en plus terrible et une pression de Pôle Emploi de plus en plus forte, voilà le changement dans la continuité que vivent quotidiennement chômeurs et précaires.

Par ailleurs, les chômeurs et les précaires exigent des réponses à leurs besoins immédiats et à leurs légitimes revendications. Ils affirment aussi qu’une véritable politique de l’emploi et des revenus est possible grâce à une répartition équitable des richesses. Ils rappellent leurs principales revendications :

 ◦ Un emploi stable pour tous, librement choisi et permettant de vivre décemment.

 ◦ Une indemnisation décente de toutes les formes de chômage et larevalorisation des différents revenus des chômeurs et précaires

 ◦Une meilleure répartition du travail par le respect des 35 heures et par une nouvelle réduction du temps de travail.

 ◦ Davantage de moyens pour que les chômeurs accèdent à de vraies formations, et librement choisies.

 ◦ Une retraite décente pour tous à 60 ans y compris pour les chômeurs non indemnisés et les allocataires du RSA.

 ◦ Une réforme de Pôle emploi : plus de moyens pour accompagner les chômeurs vers l’emploi, une séparation claire des deux fonctions principales: « indemnisation » et « accompagnement vers l’emploi »

 ◦ L’arrêt immédiat des radiations-sanctions !

 ◦ La revalorisation de l’allocation exceptionnelle de fin d’année (dite « prime de Noël ») à 500 euros, pour tous.

Le chômage et ses conséquences concernent l’ensemble de la société, nous appelons tous les chômeurs, précaires, salariés, retraités et tous les citoyens à nous rejoindre pour manifester avec nous !

 AC ! – APEIS – CGT chômeurs – MNCP


Lire aussi l’article sur le site du NPA.



A treize jours de la mort de Plysorol, les salariés s’organisent

15 octobre 2012

Sous un ciel bleu d’automne, trois salariés s’activent aux grilles de l’usine de Plysorol de Lisieux.

Actuellement, sur les 70 salariés rescapés de 2012, deux employés administratifs et les dix délégués du personnel travaillent encore dans l’usine. Les 58 autres personnes ont été licenciées et sont dans la période légale de 21 jours en vu d’accepter ou pas d’entrer dans le dispositif du Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP). Le CSP peut durer jusqu’à douze mois afin de permettre un retour durable à l’emploi, si nécessaire à travers une formation qualifiante ou une reconversion professionnelle.

A partir du 25 octobre Plysorol sera mort mais pas ses salariés. En effet, ils ont décidé d’organiser à partir de cette date l’occupation et la surveillance de l’usine afin que le site et les machines, en bon état de fonctionnement, ne subissent de dégradations ou de vols. Organisés en équipes de jour et de nuit, ils se relaieront par équipe de 4 à 5 personnes avec des chiens.

Pourquoi font-ils ça ? Par espoir, car deux repreneurs se seraient faits connaître afin de reprendre le site lexovien de fabrication de contre-plaqué. Ces derniers ont jusqu’à la fin du mois d’octobre pour déposer leur dossiers de reprise au Tribunal de commerce de Lisieux.

Pour les soutenir, rendez-vous à partir du 25 octobre.

(Source : Résistances du Pays d’Auge : http://www.resistancesdupaysdauge.org/)


Pour le droit à la santé, manifestons !

2 octobre 2012

Le gouvernement vient d’ordonner de nouvelles économies pour la Sécurité sociale et compte augmenter les recettes notamment en ponctionnant les retraités mais en épargnant les privilégiés. Si la hausse de la CSG semble exclue pour 2013, rien n’est acquis au-delà. Les forfaits, franchises médicales et déremboursements sont maintenus et les restructurations continuent de menacer certains établissements, comme la maternité à Vire. Pour le droit à la santé, contre l’austérité, de nombreuses manifestations seront organisées le 6 octobre.

En période d’austérité, la Sécurité sociale et la santé sont dans le collimateur. Obnubilé par « l’équilibre des comptes », comme ses prédécesseurs, le gouvernement Ayrault poursuit dans la voie de la réduction des dépenses et la recherche de nouvelles recettes du côté de secteurs de la population loin d’être privilégiés, comme les retraités. Ainsi, il prévoit la création d’une « Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » payée par les retraités, et qui devrait rapporter 350 millions d’euros.

Il précise « que la hausse de la CSG n’est pas prévue dans le projet de budget de 2013 » mais que « rien n’est exclu ».

Pour les patients, les forfaits, franchises médicales et déremboursements rendent l’accès aux soins de plus en plus difficile. Les dépassements d’honoraires ne seront pas supprimés mais seulement « encadrés ».

Dans les territoires, la restructuration de l’offre de soins hospitaliers continue. En une semaine, de nouvelles annonces ont été faites (fermetures de la radiothérapie d’Argenteuil, de la maternité et de la chirurgie à Marie-Galante en Guadeloupe…), s’ajoutant aux dizaines de projets de fermeture, comme celle de la maternité de Vire.

Mobilisation !

La bonne nouvelle est l’organisation de la riposte à l’échelle européenne par un réseau de luttes européen contre la marchandisation de la santé. Tous les peuples sont concernés par la remise en cause du droit à la santé, élément central dans les plans d’austérité des gouvernements aux ordres du capital. La riposte doit donc être européenne, pour unifier les luttes de résistance.

Ainsi, la semaine d’action auropéenne contre la privatisation de la santé prend de l’ampleur. Des manifestations auront lieu le 5 octobre à Varsovie et le 6 à Athènes, Barcelone, Bruxelles, Londres, Madrid, dans le Pays Basque Espagnol, à Paris et des initiatives se dérouleront en Allemagne, Italie, Suède.

Des délégations européennes (dont une délégation française) participeront à Varsovie à un village blanc organisé par les principaux syndicats de la santé polonais et débattrons de la structuration du réseau européen et des suites de la mobilisation.

En France l’appel de « Notre Santé En Danger » s’élargit, de très nombreuses organisations s’impliquant dans l’appel unitaire. Des syndicats : la CGT, la FSU, Solidaires…, des partis politiques : le NPA, les organisations membres du Front de gauche, Lutte ouvrière, EE-LV…, des associations : CNDF, ATTAC…, et de très nombreux comités locaux de défense des hôpitaux.

Après le 30 septembre, la mobilisation contre l’austérité ne doit pas faiblir.

A Paris, une grande manifestation est organisée samedi 6 octobre depuis les hôpitaux Cochin-Saint-Vincent-de-Paul à Matignon.

Dans le Calvados, les organisations soutenant l’appel « Notre Santé En Danger » appellent à participer à la manifestation contre la fermeture de la maternité de Vire, à 10h, Porte Horloge à Vire.

Par ailleurs, un rassemblement aura lieu jeudi 4 octobre (17h), place du Théâtre, notamment pour distribuer des tracts appelant aux manifestations et pour faire signer la pétition unitaire « Notre Santé En Danger ».


Communiqué de « Notre Santé En Danger »

lundi 24 septembre 2012

Près d’un tiers de la population ne peut dans les faits avoir recours aux soins pour des raisons de coût (dépassements d’honoraires, franchises, forfaits, augmentation des complémentaires-santé…) et de difficultés d’accès aux structures de soins publiques (désertification, fermetures de structures de proximité, délais d’attente, manque de lits…).

Et si des avancées ont eu lieu sur quelques dossiers, les premières annonces gouvernementales apparaissent très insuffisantes par rapport aux enjeux.

Ainsi, la Santé n’a pas été retenue comme une priorité gouvernementale.

- Les Agences Régionales de Santé – outils des restructurations – ne sont pas remises en cause.
– Le refus d’un moratoire global sur les restructurations est inquiétant.
– La fermeture en grand nombre de CIVG et de maternités met en danger le droit des femmes à disposer de leur corps.
– Il n’est question que d’aménagement de la loi HPST et du mode de financement des hôpitaux.
– Il n’est prévu qu’une simple réduction et/ou contrôle des dépassements d’honoraires.
– Rien n’apparaît vraiment concernant l’installation des nouveaux professionnels de santé.
– Rien non plus sur les franchises médicales.
– La situation budgétaire des hôpitaux, de la psychiatrie et des structures médico-sociales devrait rester dans le rouge.

Le changement s’impose et nous pensons qu’il est urgent de nous faire entendre du gouvernement. C’est le sens de la semaine d’action engagée.

Cette semaine se déclinera aussi au niveau européen avec des manifestations à Athènes, Barcelone, Bruxelles, Londres, Madrid, au Pays Basque espagnol, à Varsovie et des initiatives en Allemagne, Italie, Suède… Elle se terminera par une conférence européenne à Varsovie les 6 et 7 octobre.

Notre Santé En Danger

A Paris, la manifestation aura lieu le 6 octobre à 14 h depuis les hôpitaux Cochin-Saint-Vincent de Paul jusque Matignon. Elle sera précédée d’un rassemblement à partir de 12h30, place de l’Observatoire-Palais Royal

Toutes les informations sont sur le site : http://www.coordination-nationale.org


Signer la pétition en ligne.


Lire le tract unitaire de la coordination nationale "Notre Santé En Danger".



PSA, Doux, Plysorol. Leçons de choses

12 septembre 2012

Le gouvernement a rendu public le rapport commandité sur la situation du groupe PSA. Après avoir fait semblant de s’indigner, il donne le feu vert à la restructuration pilotée par le groupe. Il entérine un millier de licenciements chez Doux et se tait alors que le tribunal de commerce prononce la liquidation de Plysorol.

Le rapport sur la situation de PSA rappelle opportunément que les actionnaires se sont enrichis sur le dos des salariés. L’auteur du rapport chiffre les dividendes et rachats d’actions (la "rémunération des actionnaires") à presque 6 milliards d’euros de 1999 à 2011. Pour l’auteur du rapport, ce sont des ressources qui auraient pu être consacrées au développement du groupe. L’auteur du rapport pointe aussi les 450 millions de dividendes et rachats d’actions décidés en avril 2011, les qualifiant très pudiquement "d’inopportunes", d’autant qu’en octobre 2011 un premier plan d’économie dans le groupe porte sur 800 millions d’euros. Bref, d’un côté le groupe fait des économies et supprime des emplois, de l’autre les actionnaires s’enrichissent.

Que faire alors ? Peut-on laisser entre les mains de la famille Peugeot les destinées du groupe ? Hélas, le rapport et le gouvernement avec lui répondent oui. La restructuration est présentée comme étant inévitable, et notamment le fermeture du site d’Aulnay, même si le rapport, au passage, cherche à opposer salariés des usines de Madrid et d’Aulnay. Le rapport ne conteste pas non plus les suppressions d’emplois dits "de structure" dans tous les établissements autres que ceux d’Aulnay et de Rennes. C’est en fait un deuxième plan de suppressions d’emplois, après celui déjà décidé en 2007. A Cormelles-le-Royal, ce plan s’était concrétisé par la suppression de 150 emplois. Selon des informations retransmises dans les medias, le nouveau plan 2013 en rajouteraient 43. Tout en voulant concentrer la production sur quelques sites de montage, le groupe s’attaque à l’emploi dans les autres établissements, qu’ils soient centres de recherche, administratifs, ou équipementiers comme Cormelles.

Au final, le gouvernement décrète l’impunité pour les dirigeants du groupe. Certes critiqués pour leur gestion, ils reçoivent quand même un feu vert pour liquider des milliers d’emplois. Les promesses du gouvernement d’être aux côtés des salariés et de trouver une solution pour chacun ne sont plus prises au sérieux, alors qu’il n’a même pas le courage d’exproprier la famille Peugeot.

Dans le dossier Doux, les assurances du gouvernement d’être aux côtés des travailleurs ne pèsent pas plus lourds, car là aussi il accepte les licenciements entérinés par le tribunal de commerce de Quimper : 970 emplois sur les 1700 du pôle frais devraient disparaître, faute de repreneurs. Et cela pourrait n’être qu’une première vague puisque Charles Doux et la banque Barclays restent aux commandes de ce qui reste du groupe, c’est-à-dire des pôles « élaborés et surgelés – grand export » et doivent présenter un « plan de relance » pour le 1er décembre 2012 ! Là encore, la première mesure que prendrait un gouvernement des travailleurs, c’est la saisie du patrimoine de la famille Doux pour rembourser l’ensemble des subventions publiques que cette dynastie a perçu pendant 15 ans et remettre l’entreprise et la filière avicole sur pied en maintenant les emplois.

Faire converger les luttes contre les licenciements

A l’évidence, on ne peut compter sur ce gouvernement pour défendre l’emploi, un gouvernement dont les ministres se déplacent si nombreux à l’université d’été du Medef. Ce gouvernement fait le choix d’accepter la règle du jeu dictée par les groupes privées et les restructurations que ces derniers auront concoctées, avec leur cortège de licenciement.

C’est l’intervention directe des salariés et leurs luttes qui permettront de bloquer les restructuration et de maintenir les emplois. Certes les coups encaissés sont très durs, et le moral était en berne autant à Quimper qu’à Plysorol, tant les travailleurs se sentent abandonnés. Mais il est encore possible de s’opposer tant au dépeçage de Doux qu’à la liquidation de Plysorol et à la restructuration de PSA.

A Plysorol, les salariés du site de Magenta, dans la Marne, n’acceptent pas la liquidation et leurs collègues de Lisieux et de Fontenay-le-Comte ne manqueront pas de se réunir aussi pour débattre d’actions collectives à entreprendre. Envisager une coopérative ouvrière de production, retourner voir les collectivités locales ? Plusieurs idées s’échangent déjà. Il y a les stocks de matière première ou de produits finis, les outils de production. Pourquoi laisser cela entre les mains des dépeceurs ?

De leur côté, les salariés de la branche automobile se mobilisent et préparent de nombreuses actions ces prochaines semaines : samedi 15 septembre avec PSA à Rennes, samedi 29 septembre au Mondial de l’Automobile avec les Ford de Bordeaux et à Aulnay avec les PSA.

Enfin, le 9 octobre, rendez-vous au Mondial de l’Auto à nouveau, avec l’ensemble des salariés et notamment plusieurs délégations d’entreprises en lutte, dans le cadre de la journée internationale appelée par les Fédérations Syndicales de l’Industrie Européenne.

Le NPA apporte son soutien à ces mobilisations et, à chaque fois, est aux côtés des travailleurs en lutte.


LIcenciements. Contre la loi des patrons, mobilisation !

7 septembre 2012

Jeudi, le tribunal de commerce de Lisieux a prononcé la liquidation de Plysorol et entériné 277 licenciements. La veille, le tribunal de commerce de Quimper examinait les offres de reprise du pôle frais de Doux. Il doit rendre sa décision lundi prochain et la crainte des salariés est qu’un millier d’entre eux restent sur le carreau, sur les 1 700 concernés.  Et il y a aussi Carrefour, PSA… Alors que le gouvernement parle de « redressement productif », la loi des patrons continue de s’appliquer.

La liquidation de Plysorol devrait entraîner le licenciements de 277 salariés, dont 70 à Lisieux. Un délégué CGT du site de Fontenay-le-Comte, en Vendée, résumait l’état d’esprit des salariés rassemblés jeudi devant le tribunal de commerce : « on est écoeurés que l’Etat laisse faire çà ». D’autant que l’agonie de Plysorol s’est accompagnée d’obscures tractations sur les droits d’exploitation de 600 000 hectares de forêts gabonaises, droits acquis après la seconde guerre mondiale par la société Leroy, l’ancêtre de Plysorol. Selon le rapport d’expertise commandé par le tribunal, le groupe Bitar, le dernier repreneur de Plysorol a récupéré les droits d’exploitation des forêts en février 2012. Et l’avocat du comité central d’entreprise de Plysorol de dénoncer des « tours de passe-passe » et estime qu’il y a eu « spoliation des forêts gabonaises ». Les salariés de Plysorol présents jeudi ont copieusement traité Bitar de « voleur » au passage de son véhicule quittant le tribunal. La secrétaire CGT du CCE est elle aussi très claire : « nous avons affaire à un véritable patron voyou qui est venu piller les richesses de la société avant de laisser 280 personnes sur le carreau ».

Pendant des années, les pouvoirs publics ont subventionné les patrons qui se sont succédés à Plysorol. Le moins qu’on puisse exiger aujourd’hui, c’est que l’Etat et les collectivités locales se mobilisent pour aider aujourd’hui les salariés. Mais cela ne suffit pas. C’est la règle du jeu qu’il faut changer : il ne faut plus que ce soit la loi du patron qui s’impose. Il faut que le droit à l’emploi prévale. C’est-à-dire qu’il faut interdire les licenciements, et garantir la continuité des droits des salariés (dont le paiement des salaires).

Le gouvernement accepte les licenciements à Doux

A Quimper, c’est aussi un tribunal de commerce qui a entre ses mains l’avenir d’un millier de salariés. Dans ces tribunaux, ce sont des patrons qui prennent des décisions pour d’autres patrons, s’est indigné un délégué CGT du CCE de Doux. Ce qui est l’exacte vérité, puisque les juges des tribunaux de commerce sont des patrons élus par les patrons et non pas des juges professionnels indépendants. Les organisations syndicales demandent d’ailleurs le dessaisissement du tribunal de Quimper en faveur d’une juridiction professionnelle. Quelques jours avant que ce tribunal se prononce sur la continuité de l’activité ou sur le licenciements de centaines de salariés, les syndicats restaient pessimistes. Les offres de reprise pourraient laisser un millier de salariés sur le carreau. Doux ne débarrasserait ainsi d’un millier de salariés en contrepartie des 2 millions d’euros qu’il consent à verser au titre du PSE.
Le gouvernement, quant à lui, accepte par avance les licenciements. Tout au plus promet-il, par la voix du délégué chargé de l’agroalimentaire, « d’être présent auprès des salariés qui resteront sans solution (…) avec l’idée d’un accompagnement social personnalisé ».

Faire converger les luttes contre les licenciements

Plysorol, Doux, Technicolor, Carrefour, l’automobile : les plans de licenciements s’accumulent. Le gouvernement laisse faire, appelle à la « responsabilité » les patrons, mais aussi les syndicats, comme si les salariés ne devaient pas protester trop fort contre les licenciements ! Les ministres se déplacent en grand nombre à l’université d’été du MEDEF au lieu d’être aux côtés des travailleurs pour bloquer les licenciements !

Les licendiements ne sont pas une fatalité mais si les luttes restent isolées, si l’on compte sur les repreneurs, le pire est à craindre. Dans le meilleur des cas, une partie seulement des emplois peut être sauvée, et souvent provisoirement. Il est temps de se mettre ensemble. Le mondial de l’auto pourrait être un moment fort pour rassembler tous ceux et toutes celles qui en ont marre des licenciements et de la loi des patrons. Dès fin août, l’intersyndicale de Ford Blanquefort lançait un appel à la mobilisation commune à l’occasion du mondial de l’auto. La CGT de PSA appelle aussi à venir y manifester, le 9 octobre.

Mercredi, une association créée par des femmes virées des 3 Suisses, Les Licenci’elles, a appelé à son tour à manifester le 9 octobre aux côtés des PSA au salon de l’auto. Les Licenci’elles regroupent des salariéEs ou d’ex salariéEs de Sony, du Crédit Agricole, de Kodak, d’Arcelor Mittal, Faurecia, Valeo, GoodYear… Dans un communiqué, l’association exige une loi contre les licenciements dans les entreprises ou les groupes qui font des bénéfices.

Toutes ses démarches de rassemblement des luttes vont dans le bon sens. Face aux attaques patronales contre l’emploi, il est temps de préparer un grand mouvement d’ensemble pour le droit à l’emploi. Et si, le 9 octobre, toutes les boîtes en lutte montaient au mondial de l’auto ?


PSA Caen, Plysorol Lisieux : emploi saccagé, actionnaires rapaces, patrons voyous

24 juillet 2012

Le groupe PSA prépare une véritable saignée des effectifs. Dans l’établissement de Cormelles-le Royal, près de Caen, 43 emplois seraient supprimés, s’ajoutant aux dizaines déjà détruits les années précédentes. A Lisieux, le dernier repreneur en date de Plysorol veut liquider ce qui reste de l’établissement. Une manifestation de soutien aux salariés aura lieu jeudi prochain 26 juillet.

Les attaques de PSA contre l’emploi se concentrent à Aulnay-sous-Bois et à Rennes, mais l’établissement de 1 800 salariés de Cormelles-le Royal est aussi concerné, comme sans doute de nombreux sous-traitants et fournisseurs de PSA dans la région. Déjà, Honeywell a annoncé son intention de fermer son usine de Condé-sur-Noireau (plus de 300 emplois), son principal client étant PSA. A Cormelles-le Royal, 43 emplois seraient supprimés en 2013, s’ajoutant à ceux déjà supprimés les années précédentes (150 depuis 2008). Parallèlement, des investissements, à hauteur de 34 millions en 2012, permettent d’accroître les « performances » du site qui livre des éléments de véhicules assemblés dans les usines de montage du groupe. Contrairement aux fausses informations distillées par le groupe, au-delà des fluctuations conjoncturelles, les ventes ne sont pas en berne, bien au contraire. En 2010, elles ont même atteint le record historique de 3 600 000 véhicules vendus, presque égalé en 2011 (3 550 000). La baisse des effectifs a pour seul but l’augmentation de la productivité, et, au bout du compte, des profits supérieurs pour les actionnaires.

Suppressions d’emplois pour plus de profits

A Plysorol-Lisieux, c’est la reprise… des suppressions d’emplois. Le dernier repreneur en date, le groupe Bitar, avait laissé la majorité des salariés sur le carreau. Ceux restants ont appris vendredi dernier l’intention du patron de concentrer l’activité industrielle sur un seul site, près d’Epernay, et de fermer les deux autres sites de production de Lisieux (70 salariés) et de Fontenay-le-Comte (110 salariés). Début juin, le tribunal de Lisieux avait placé Plysorol en redressement judiciaire pour une période de deux mois, à la demande du patron. Le « plan de redressement » qu’il préparait est maintenant connu, et il s’agit d’un plan de quasi-liquidation. Le groupe proposerait le transfert de 24 postes de travail de Lisieux et Fontenay-le-Comte vers Epernay et l’embauche sur place d’une cinquantaine de salariés. L’opération se solderait donc par une perte sèche d’une centaine d’emplois sur les 280 actuels, le groupe conservant l’exploitation des 600 000 hectares de forêt au Gabon, ancienne propriété de Plysorol et seul véritable intérêt pour le groupe Bitar.

Faut-il rappeler que le conseil régional de Basse-Normandie a « aidé » le groupe Bitar à hauteur de 500 000 euros dans cette opération de « reprise » désastreuse pour l’emploi ? Dans un communiqué, Laurent Beauvais, le président PS de la Région, a exprimé ses « inquiétudes » après les annonces du groupe et a indiqué que la Région demanderait le « remboursement » des 500 000 euros si le plan de liquidation était confirmé par les dirigeants de l’entreprise. C’est bien le moins ! C’est une nouvelle manifestation de l’échec des « aides » aux entreprises. Pas sûr, hélas, que les Régions, presque toutes dirigées par le PS avec le soutien d’Europe Ecologie Les Verts et du PCF, en tirent les conséquences et cessent de subventionner le patronat.

Tous ensemble

A Fontenay-le-Comte, les salariés ont occupé leur usine dès que l’annonce de la direction de Plysorol a été connue. A Lisieux, une manifestation de soutien aux salariés aura lieu jeudi prochain 26 juillet à 10h30 devant le Tribunal de commerce. Le NPA apporte tout son soutien aux travailleurs en lutte.
C’est la réunion de toutes les luttes qui parviendra à faire reculer les actionnaires rapaces et les patrons voyous.
De PSA à Plysorol, il faut se coordonner, exiger l’abandon de tous les plans de licenciements et de fermetures de sites, imposer ainsi l’interdiction des licenciements.


Interdisons les licenciements

5 juillet 2012

Les grands groupes de l’industrie, des services et du commerce multiplient les annonces de licenciements. Alors que l’attention s’est focalisée sur PSA, la concurrence entre les grands groupes fait rage dans les télécommunications et les salariés pourraient en faire les frais. Ainsi, SFR et Bouygues Telecom, numéros deux et trois du secteur, ont annoncé des mesures de « réduction des coûts » pour « regagner de la compétitivité » face au nouvel arrivé sur le marché, Free Mobile.

Mi-mai, SFR avait indiqué avoir perdu 274 000 abonnés mobile au premier trimestre 2012. A Bouygues Telecom, le chiffre serait de 380 000 abonnés. Le numéro un, France Télécom est à peine plus rassurant. Son PDG fait valoir que même si la téléphonie mobile ne représente plus que 25 % de l’activité du groupe, il sera nécessaire quand même de « s’adapter » au nouvel environnement créé par l’arrivée de Free Mobile.Pour lui, « ce ne serait pas raisonnable de partir avec l’idée que l’on va garder les mêmes effectifs à l’horizon cinq ans » et « personne ne peut s’engager sur une stabilité des effectifs ».

Au printemps, l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) avait estimé que l’arrivée de Free pourrait détruire jusqu’à 10 000 emplois chez ses concurrents.

Nulle délocalisation ou baisse du marché dans les services de télécommunication. Seule la concurrence entre grands groupes explique la tension sur les effectifs. Dans le monde merveilleux du capitalisme, réduire les effectifs est le levier principal pour augmenter la productivité et ainsi gagner en compétitivité.

Dans la grande distribution, Boulanger augmente les suppressions d’emplois déjà prévues, qui passent de 400 à 600.

L’industrie n’est donc pas seule concernée par les licenciements, même si les annonces de PSA, de Renault, de Thales, de Sanofi et beaucoup viennent sur le devant de la scène. A PSA, un Comité central d’entreprise est convoqué le 12 juillet. Des milliers d’emplois et plusieurs sites de production sont menacés. Fin 2011, le groupe avait lancé une procédure de départs volontaires mais les partants sont peu nombreux, malgré les pressions exercées sur les salariés. Renault supprime 300 emplois à Flins. Thales envisage de vendre ses activités radiologiques. 800 emplois sont en jeu. Sanofi met en place un plan de réduction des coûts. Le dernier s’était soldé par des pertes de centaines d’emplois. Hewlett-Packard veut supprimer 520 postes de travail en France d’ici 2014 (et 27 000 dans le monde !).

La loi des patrons et celle du ministre

Face à une telle hémorragie d’emplois, que va faire le gouvernement ? Arnaud Montebourg a désigné des « commissaires au redressement productif » dans chaque région. Il veut par ailleurs rencontrer au plus vite les syndicats et les patrons des quatre opérateurs de télécommunication. Le gouvernement demande à PSA de préciser ses intentions, alors que la CGT a déjà rendu publics les documents montrant que la direction veut fermer le site d’Aulnay-sous-Bois. Tout cela est bien loin de correspondre aux nécessités de l’heure.

Michel Sapin, le ministre du travail, a annoncé une loi sur les licenciements avant la fin de l’année. Mais, a-t-il prévenu sur BFM-TV/RMC, mercredi 4 juillet, « il ne s’agit pas de bloquer un plan social ». Il s’agira seulement de rendre « plus cher » le licenciement, pour peut-être éviter des licenciements « pour des raisons qui sont purement boursières ». D’autre part, la loi aura pour objectif de « sécuriser [la procédure de licenciement] pour les salariés comme pour les chefs d’entreprise, pour ceux qui sont dans la difficulté afin de mettre en œuvre malgré tout un plan de licenciement (sic) ». Michel Sapin juge que les procédures devant les tribunaux « sont souvent longues ». La loi fera en sorte « que les magistrats puissent se prononcer plus rapidement et que l’effort fait par l’entreprise pour aider le salarié au reclassement, à retrouver un emploi, soit plus substanciel qu’aujourd’hui ».

Le ministre du travail n’annonce rien de bon. Seule une loi interdisant les licenciements, sous peine de réquisition de l’entreprise, sera à même de protéger l’emploi dans ces grands groupes sans scrupule qui n’ont qu’un objectif : faire le maximum de profits pour les actionnaires.

Cette loi, il faudra l’imposer, contre celle que veut faire voter le ministre du travail.

La coordination des travailleurs des entreprises menacées par des suppressions d’emplois ou des fermetures de sites est nécessaire pour que les salariés fassent entendre ensemble cette exigence.


La réforme des retraites de Sarkozy doit être abrogée en totalité

6 juin 2012

Le gouvernement Ayrault met en oeuvre une promesse du candidat Hollande : la possibilité de partir à 60 ans pour les salariéEs ayant atteint à cet âge le nombre de trimestres cotisés exigé.

Pas de surprise pour celles et ceux qui ont lu les 60 propositions du candidat Hollande. La possibilité de partir en retraite dès 60 ans sera rétablie, mais pour les seulEs salariéEs ayant commencé à travaillé à 18 et 19 ans et ayant cotisé le nombre de trimestres requis. Le gouvernement étend en fait à ces deux tranches d’âge le dispositif "longues carrières", dont bénéficient déjà les personnes ayant commencé à travailler à 17 ans ou avant. Seul "coup de pouce" : la possibilité d’inclure dans les trimestres cotisés deux trimestres correspondant à des périodes de chômage, et deux trimestres correspondant à des congés de maternité. Selon le gouvernement, 110 000 personnes seraient concernées, soit 20 % des départs en retraite. Pour les 80% autres, rien de changé : la réforme de Sarkozy continue de s’appliquer. Michel Sapin, le ministre du travail, avait été clair dimanche dernier sur RMC et BFM-TV en rejetant le retour à la retraite à 60 ans pour tous "car chacun sait très bien qu’aujourd’hui ce n’est pas possible".

Pour notre part, nous continuons à réclamer la retraite à 60 ans à taux plein, ce qui est tout à fait possible à financer, comme les collectifs contre la retraite de Sarkozy l’ont démontré en 2010.

Pour abroger la réforme de Sarkozy, il est clair qu’il faut compter sur nos luttes, pas sur le PS.


Retraites. Déclaration des candidatEs NPA à l’élection législative

Le gouvernement Ayrault rétablit la retraite à 60 ans pour une partie seulement des salariéEs. C’est une façon de confirmer la réforme des retraite de Sarkozy pour touTEs les autres, avec le recul de l’âge du départ à 62 ans et l’augmentation du nombre de trimestres de cotisations.

Le gouvernement ne remet pas en cause non plus le système de décote qui oblige de nombreux travailleurs, surtout des femmes, à travailler au-delà de 62 ans et parfois jusqu’à 67 ans, l’âge légal auquel est fixée la suppression de la décote, pour valider le nombre de trimestres requis.

Le NPA dénonce les mensonges et l’hypocrisie de la droite et du MEDEF qui s’opposent au retour à la retraite à 60 ans.

Le NPA demande le retour à la retraite à 60 ans maximum pour tous et pour toutes, avec 37,5 annuités et une retraite égale à 75% du meilleur salaire et jamais inférieure à 1700 euros net par mois. C’est possible à condition de prendre sur les profits et sur les revenus financiers.

Les candidatEs du NPA à l’élection législative dans le Calvados : Marie-Pierre HULBERT (1ère circonscription), Florine LE BRIS (2ème circonscription), Christophe MUSSLE (3ème circonscription),Sophie LIARD (4ème circonscription), Michel MOISAN (5ème circonscription), Gérard LEROY (6ème circonscription).



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