Communiqué du NPA. Non à l’intervention militaire française au Mali

13 janvier 2013

Qui a dit que la Françafrique c’était fini ? Hollande n’avait pas de mots assez durs lors de sa campagne pour dénoncer la politique de domination de l’Afrique par la France. Au mois d’octobre lors de son déplacement à Dakar il déclarait même " Il y a la France et il y a l’Afrique ! "Tu parles Charles !

3 mois après il annonce le déclenchement de l’intervention militaire au Mali ! Il est passé du « nous n’interviendrons pas » au « nous protégerons nos ressortissants » pour finir à l’intervention directe.

L’ancienne puissance coloniale n’entretient pas des troupes sur ce continent pour rien. Elle poursuit, dans la tradition de tous les gouvernements qui se sont succédés, son rôle de gendarme, pour protéger ses intérêts, pour soutenir les gouvernements qui sont à sa botte. La menace islamiste constitue le paravent de cette opération militaire.

Le NPA dénonce cette intervention militaire impérialiste décidée par Hollande, une fois de plus sur le dos des peuples ! Ce n’est pas de cette façon que les maliens se libéreront de tous les fondamentalismes.

Montreuil, le 11 janvier 2013


S’informer sur la situation au Mali sur le site du NPA.



Grèce. Où va Syriza ?

7 janvier 2013

Syriza est une coalition de plusieurs organisations, à laquelle participent de nombreux individus non membres d’une organisation. Début décembre 2012, la coalition a tenu une conférence nationale qui a réunit 3 000 déléguéEs éluEs par les 30 000 membres de la coalition. Les débats ont été importants, et la conférence a adopté une déclaration. Etant donnés la place qu’a prise Syriza dans la résistance à l’austérité en Grèce, et les débats partout en Europe sur la façon de mener cette lutte contre les gouvernements dans chaque pays, la réflexion sur l’expérience Syriza est un impératif.

Pour cela, nous proposons la lecture de la déclaration adoptée par la conférence nationale, puis une analyse de Panos Petrou, membre dirigeant de l’organisation anticapitaliste Gauche Internationaliste Ouvrière (DEA), l’un des groupes fondateurs de Syriza en 2004 : "Où va Syriza ?", et enfin un texte de six dirigeants de Syriza par ailleurs membres d’organisations de l’aile gauche de la coalition : la Gauche Internationaliste Ouvrière (DEA), Kokkino (« Rouge ») et le Groupe Politique Anticapitaliste (APO) : "Débattre de l’avenir en Grèce".


Union Européenne. Éléments de contribution à l’analyse de la situation politique (Josep Maria Antentas, Bureau exécutif de la IVe Internationale, décembre 2012)

7 janvier 2013

La revue Inprecor a publié la version écrite, à l’issue des débats, et actualisée du rapport sur la situation européenne présenté lors de la réunion du Bureau exécutif de la IVe Internationale le 13 octobre 2012. A lire pour nourrir la discussion sur la situation en Europe et le rôle des anticapitalistes, alors que l’offensive des classes possédantes ne faiblit pas.
Lire le rapport.


Inde, Mali : la révolte des femmes

31 décembre 2012

« Le viol de trop » à New Delhi a provoqué l’indignation. Des dizaines de milliers de femmes ont protesté dans la rue contre les violences qu’elles subissent. Au Mali, les femmes touareg luttent pour leurs droits face aux agissements du groupe islamiste Ansar Dine.

En Inde, la colère a succédé à l’émotion. La jeune étudiante violée et battue a perdu la vie et cela n’a pas qu’amplifier encore l’indignation qui s’est emparé d’une grande partie de la population. Pour la première fois de leur vie, des milliers de femmes sont descendues dans la rue pour crier leur révolte. Non contents de rester inertes face aux violences faites aux femmes, police et gouvernement n’ont rien trouvé de mieux à faire qu’interdire et réprimer violemment les manifestations. Selon l’AFP, « dimanche, dans une affaire distincte, un journaliste de 36 ans a été tué par balle à Imphal (nord-est), lors d’une manifestation de soutien à une actrice victime de violences sexuelles, alors que la police avait ouvert le feu » (lire l’article).

En Inde, les condamnations pour viols sont rares. A Delhi, les 635 viols enregistrés cette année n’ont donné lieu qu’à une seule condamnation. Les appels à instaurer la peine de mort, lancés dans certains milieux, notamment dans les médias qui se sont emparés de l’affaire, empêchent de poser les bonnes questions sur le rôle de la police et de la justice, mais aussi des politiciens professionnels, dont bon nombre exercent un mandat au Parlement fédéral ou dans les chambres provinciales tout en étant accusés de vols, viols ou meurtres (lire l’article de Françoise Chipaux).

Lire aussi le communiqué du NPA.

Au Mali, Ansar Dine menace les femmes d’une régression considérable : obligation de porter le voile, exclusion de l’activité économique… Une journaliste a rapporté les témoignages de leur révolte, et notamment d’une de leur manifestation attaquée par des membres du groupe islamique. Une militante s’exprime ainsi : « Avant, jamais les femmes n’avaient été battues car, dans la culture touareg, lorsqu’une femme est battue pas son mari, ceci entraîne directement le divorce. (…) Nous sommes fatiguées, les femmes sont fatiguées. Elles ne peuvent plus aller dehors. Elles ne peuvent plus travailler. Elles ne peuvent plus se rencontrer et faire la fête entre elles. Ansar Dine se mêle uniquement des affaires des femmes en leur disant de faire ceci et de ne pas faire cela. » Comme le dit un militant d’Amnesty International, au travers des règles vestimentaires que tente d’imposer Ansar Dine au nom de la charia, l’enjeu est de « domestiquer le corps des femmes ». Mais au Mali les femmes refusent « l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays ». Dans un appel récent, une quarantaine d’entre elles refusent toute « guerre par procuration » et affirment lutter contre « trois formes de fondamentalisme : le religieux à travers l’islam radical ; l’économique à travers le tout marché ; le politique à travers la démocratie formelle, corrompue et corruptrice. »

En Afrique du Sud, les événements en Inde provoquent un « examen de conscience », selon le correspondant du Monde (lire l’article). L’Afrique du Sud est connue par son degré de violence. Ce qui l’est moins, c’est que les femmes sont parmi les principales victimes. Hélas, Zwelinzima Vavi, le secrétaire général du syndicat COSATU – proche de l’ANC au pouvoir – parle de « dégénérescence des valeurs morales aujourd’hui » en parlant de cette violence, au lieu de voir dans les violences faites aux femmes une des formes les plus terribles de la violence sociale qui s’exerce dans toute la société. En Afrique du Sud plus qu’ailleurs, seules les femmes prenant en main leur destin elle-mêmes pourront venir à bout de la violence dont elles sont les victimes, en liant ce combat à celui contre toute violence sociale.


Banques – Peuples : les dessous d’un match truqué, par Eric Toussaint (novembre, décembre 2012)

26 décembre 2012

Eric Toussaint, président du CADTM Belgique (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, http://www.cadtm.org) et membre du conseil scientifique d’ATTAC France, décrit dans trois articles récents l’offensive du capital contre les travailleurs et le rôle des banques : "Crise financière : 2007-2012, les 6 années qui ébranlèrent les banques", "Crise financière : la BCE et la Fed au service des grandes banques privées" et "La plus grande offensive contre les droits sociaux menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne".

En conclusion du troisième article, Eric Toussaint propose quelques mesures essentielles pour "un programme alternatif à la gestion capitaliste de la crise" : "Partout dans le monde, le Capital s’est lancé dans une offensive contre le Travail. C’est en Europe que, depuis 2008, l’offensive prend la forme la plus systématique en commençant par les pays de la Périphérie. Alors que les banques (et le capitalisme en tant que système) sont les responsables de la crise, elles sont systématiquement protégées. Partout, le remboursement de la dette publique est le prétexte invoqué par les gouvernants pour justifier une politique qui s’en prend aux droits économiques et sociaux de l’écrasante majorité de la population. Si les mouvements sociaux et, parmi eux, les syndicats veulent victorieusement affronter cette offensive dévastatrice, il faut prendre à bras le corps la question de la dette publique afin d’enlever au pouvoir son argument principal. L’annulation de la partie illégitime de la dette publique et l’expropriation des banques pour les intégrer à un service public de l’épargne et du crédit sont des mesures essentielles dans un programme alternatif à la gestion capitaliste de la crise".
A lire sur le site Europe solidaire sans frontières : ici.


Halte à l’agression contre Gaza ! Soutenons la lutte du peuple palestinien !

18 novembre 2012

L’armée de l’Etat d’Israël poursuit une attaque d’envergure contre Gaza. Depuis mercredi 14 novembre 2012, l’aviation des forces d’occupation bombarde Gaza. Cette nouvelle offensive fait suite à d’innombrables attaques d’avions et de tirs de chars durant tout le mois d’octobre 2012. Son nom : "Colonne de fumée". Les manifestations de soutien à la lutte du peuple palestinien s’organisent. A Caen : rendez-vous mercredi 21 novembre, 18h, devant la préfecture du Calvados.

La précédente offensive d’Israël contre Gaza, entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, avait causé la mort de plus de 1700 personnes.

Le nouveau drame subit par les gazaouis fait suite à l’accord ACAA entre Israël et l’Union Européenne en octobre 2012, accord qui marque les premiers pas pour l’intégration d’Israël à l’Union Européenne. François Hollande a reçu Benjamin Netanyahu en grande pompe à l’Elysée le 31 octobre 2012. Lire l’article sur le site du NPA.

Cette nouvelle guerre précède les élections législatives israéliennes prévues en février 2013.

Par la répétition des accords UE / Israël, par le tapis rouge déroulé devant la droite extrême israélienne en France, le gouvernement israélien se sait soutenu et comprend le langage diplomatique comme un chèque en blanc pour mener ses opérations criminelles.
Les manifestations s’organisent dans tout le pays. Voir l’appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens sur le site du NPA.

A CAEN : manifestation mercredi 21 novembre (18h, préfecture du Calvados) à l’appel du collectif Palestine (lire communiqué ci-dessous).

Et n’oublions pas le soirée de soutien à la lutte du peuple palestinien, samedi 24 novembre, organisée par le collectif Palestine à La Fonderie, à Hérouville Saint-Clair.
16 h : stands (produits de Palestine et d’ailleurs, livres…), rencontres, témoignages (retours de missions…) ;
18 h : meeting avec Hael al Fahoum, ambassadeur de Palestine en France, André Rosevègue, de l’Uion juive française pour la paix et René Naba, écrivain et journaliste.
20 h 30 : dîner de solidarité / scène ouverte (18 euros et 9 euros pour les chômeurs, minima sociaux, étudiants. Billets à réserver à la Maison des solidarités, 51 quai de juillet à Caen, ou par téléphone au : 02.31.83.09.09).


COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU COLLECTIF PALESTINE DU CALVADOS

Depuis la mi-octobre, l’armée israélienne, rompant la trêve respectée depuis plus de trois ans, a intensifié bombardements et incursions sur le territoire palestinien de la bande de Gaza, ce qui a entraîné une reprise de tirs de roquettes palestiniennes. Une nouvelle étape a été franchie par le gouvernement israélien en procédant à l’assassinat ciblé le 14 novembre d’Ahmad Jabbari, haut responsable du Hamas, alors qu’un cessez le feu, sous l’égide de l’Egypte, avait été conclu la veille. Depuis, l’Etat d’Israël a officiellement annoncé et amplifié ses opérations militaires contre Gaza, infligeant par ses bombardements morts, blessés et destructions à la population gazaouie, soumise à un blocus illégal et inhumain depuis 2007. Ceci, comme en 2008-9 entraîne des répliques palestiniennes.
Le Collectif 14 de solidarité avec le peuple palestinien déplore toutes les victimes civiles, mais il considère qu’Israël en maintenant son blocus, en rompant la trève et en déclenchant l’agression en porte la responsabilité.

Nul n’a oublié les massacres perpétrés par la même armée israélienne lors de l’offensive « Plomb Durci » de 2008-2009, se soldant par la mort de 1400 Palestiniens, et que les mêmes prétextes avaient été invoqués par le gouvernement israélien pour justifier cette attaque meurtrière. C’était, comme aujourd’hui, la veille d’une échéance électorale en Israël.
Benyamin Netanyahou, qui a annoncé l’alliance de son parti avec celui du leader d’extrême droite Avigdor Lieberman, utilise à l’évidence cette attaque contre la bande de Gaza pour des considérations électorales.

Ce gouvernement œuvre aussi méthodiquement à torpiller la démarche palestinienne à l’ONU. Il clame haut et fort sa volonté de renverser l’autorité palestinienne si la Palestine devient membre de l’ONU.

Le Collectif 14 de solidarité avec le peuple palestinien condamne les assassinats dits ciblés et les attaques contre la population assiégée de Gaza.
Il appelle le gouvernement français à agir auprès du gouvernement israélien, de l’Union européenne, et de l’ONU pour que ce déferlement de violence meurtrière cesse, pour qu’Israël lève immédiatement le blocus de la bande de Gaza.
Préserver les chances de la paix, suppose de la part de la communauté internationale comme du gouvernement français, de mettre fin à l’impunité d’Israël. Ceci passe par des sanctions et non par des primes à l’occupation comme le fait régulièrement l’Union européenne.

Il demande au gouvernement français, conformément à l’engagement pris par le candidat François Hollande, de répondre positivement à la légitime demande palestinienne d’adhésion à l’ONU.

Une délégation du Collectif déposera lundi 19 novembre à 17h auprès de Monsieur le Préfet une lettre ouverte pour transmission au Président de la République.

Le Collectif 14 de solidarité avec le peuple palestinien appelle à un rassemblement de solidarité avec Gaza mercredi 21 novembre à 18h devant la Préfecture à Caen sur les mots d’ordre suivants :

Arrêt des bombardements sur Gaza

Levée immédiate du blocus de Gaza

Un Etat palestinien admis à l’ONU

Halte à l’impunité d’Israël : des sanctions immédiates

Caen, le 18 novembre 2012



Economie politique du «système-euro», par Michel Husson (3 juillet 2012)

2 juillet 2012

Cet article cherche à montrer comment la crise actuelle de la zone euro renvoie aux défauts originels de conception du « système-euro » dont les contradictions, révélées par la crise financière, sont de nature structurelle. Cette démonstration est menée en mobilisant une méthodologie statistique et analytique qui donne à cette étude un caractère « technique ». Mais c’est une étape nécessaire pour déboucher sur un diagnostic plus solide sur les issues possibles de la crise actuelle, ou plutôt de sa dimension spécifiquement européenne. Cette crise a des racines plus profondes que le symptôme dans lequel elle s’incarne, à savoir une crise des dettes souveraines. Dès lors, il n’existe que deux issues apportant une réponse adaptée à la nature structurelle de la crise européenne : soit l’éclatement du système-euro, soit sa refondation radicale.

Lire la suite de l’article de Michel Husson sur le site de nos camarades suisses d’A L’Encontre.


Soutenons le peuple grec !

18 juin 2012

Les élections en Grèce ont placé en tête le parti de droite la Nouvelle Démocratie, avec 29,7 % des voix. Mais la gauche radicale (représentée surtout par SYRIZA) n’est pas loin derrière (26,9 %). SYRIZA creuse encore l’écart avec le PASOK, tombé à 12,3 %. Union européenne, BCE et FMI ont pousé un ouf de soulagement, mais rien n’est réglé. Une période d’incertitude s’ouvre, et elle concerne aussi d’autres Etats, comme l’Espagne.

En menant une rude campagne contre SYRIZA, les gouvernements de l’Union européenne, au premier rang desquels celui d’Allemagne, ne se sont pas trompés d’adversaire. Sans vouloir donner de consigne de vote, comme l’a dit hypocritement la chancelière Angela Merkel, ils ont fait planer les pires menaces sur la population dans le cas où SYRIZA arriverait en tête, comme l’expulsion de la zone euro, le non versement des aides prévues et la paupérisation accélérée du pays. Car SYRIZA, malgré les déclarations de ses dirigeants pouvant varier d’un jour à l’autre, s’est affirmé comme le parti refusant l’austérité, partisan de l’annulation du mémorandum qui l’impose, partisan aussi de l’annulation de la majeure partie de la dette de l’Etat et de la nationalisation des banques. Inconcevable pour les gouvernements de l’Union qui exigent tous (y compris le gouvernement français) que la Grèce satisfasse aux exigences de la troïka, Union européenne, BCE et FMI !

Le 6 mai, lors des dernières élections, le système politique grec avait volé en éclat, les partis pro-austérité étant nettement sanctionnés, au premier rang desquels le PASOK. Impossible de former un gouvernement ! Six semaines plus tard, si la droite l’emporte devant SYRIZA, c’est de justesse seulement. En six semaines, la gauche radicale a progressé de 10 points, malgré les violentes attaques contre elle. Le PASOK recule encore et les néo-nazis de l’Aube Dorée restent en embuscade. Une majorité pour former un gouvernement peut sans doute être trouvée réunissant la droite, le PASOK et de petites formations politiques. Cela suffit au bonheur des responsables politiques européens, les allemands exprimant sans aucune retenue leur satisfaction. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, par exemple : "Je suis très soulagé par le résultat des élections grecques. C’est un vote pour l’Europe (…). Le résultat des élections grecques est qu’il n’y aura pas de concessions puisque ce qui a donné lieu à un accord va maintenant être mis en oeuvre". Ou encore le porte-parole d’Angela Merkel : « Que les Grecs aient choisi les conservateurs de Nouvelle démocratie montre qu’ils ont voulu continuer à s’engager sur le chemin des réformes profondes".

Mais, même après la formation d’un nouveau gouvernement en Grèce, rien ne sera réglé pour autant. Si la spirale austérité-récession se poursuit, c’est vers l’aggration de la situation que l’on va – alors que le taux de chômage est déjà de 22 %, que le recul du PIB est de 7 %… – et le renforcement de la résistance sociale, confortée par la forte progression de la gauche radicale.

Aux côtés de la Grèce, l’Espagne dans la tourmente

Après les déclarations de satisfactions du personnel politique et le ouf de soulagement de la finance, manifeste à l’ouverture des bourses lundi matin, la prudence s’est de nouveau installée de ce côté, tant il est clair que les résultats électoraux n’offrent qu’un répit aux saigneurs de la Grèce.

Sur le marché obligataire, les taux espagnols sont même repartis à la hausse. Comme si les répits, après ceux enregistrés après les annonces des pseudo « plans de sauvetage », étaient de durée de plus en plus courte… Selon les observateurs les plus lucides, les taux espagnols atteignent des niveaux « insoutenables ». Le taux espagnol à 10 % a dépassé les 7 % et battu un nouveau record. L’incertitude est loin de concerner la seule Grèce !

Soutien à la résistance sociale et à la gauche radicale en Grèce

La Grèce est une épine dans le pied du capitalisme européen qui veut faire payer sa crise aux peuples. Après trois ans de résistance acharnée, l’alternative aux gouvernements austéritaires y apparaît de plus en plus : un gouvernement des travailleurs qui refuse l’austérité et s’affirme prêt à affronter la finance, en s’appuyant sur les mobilisations et le contrôle des banques et des principaux secteurs de l’économie par la population, comme cela a d’auilleurs commencé en Grèce, même si c’est encore très modestement. Nous faisons confiance au peuple grec pour trouver la voie qui mènera à ce gouvernement. Pour ce qui nous concerne, nôtre tâche est celle de la solidarité, sachant que le soutien le plus efficace que nous pouvons apporter au peuple grec, c’est le développement des mobilisations sociale en France, en Espagne…, partout où sévissent les gouvernements pro-austérité, qu’ils soient de droite ou de gauche.


Contre l’austérité en Grèce et en Europe, solidarité avec le peuple grec !

14 juin 2012

Les travailleurs, les chômeurs, la jeunesse grecs ont envoyé un message fort lors des élections législatives le 6 mai dernier en se positionnant contre l’austérité, contre le memorandum. Devant l’impossibilité de former un gouvernement, de nouvelles élections vont avoir lieu le 17 juin.

La troïka (FMI, BCE, UE), les dirigeants européens notamment français, et la classe dirigeante grecque exercent une pression et un chantage maximal sur le peuple grec pour le faire voter en faveur de toujours plus d’austérité et pour valider les politiques qui font plonger dans la misère des pans entiers de la population depuis le début de la crise.

Du dénouement de la situation en Grèce va dépendre l’avenir de tous les peuples d’Europe.

Nous appelons à un rassemblement pour dire avec force que :
- Nous sommes solidaires du peuple grec qui refuse l’austérité et dénonçons les tentatives d’imposer un autre choix que celui de la population grecque
- Nous refusons aux côtés de la population grecque l’austérité en Grèce et partout en Europe

Premiers signataires : Initiative des étudiants et travailleurs grecs de Paris, ATTAC, Comité local de la voie démocratique Paris, Compagnie Erinna, Fondation Copernic, Alternative Libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche


L’Espagne dans le sillage de la Grèce

8 juin 2012

La crise du secteur bancaire en Espagne rebondit. Selon les dernières estimations, le sauvetage des banques espagnoles minées par des créances douteuses coûterait près d’une centaine de milliards d’euros. La troisième banque du pays, Bankia, a lancé un appel au secours et demandé 23 milliards d’euros d’aides publiques. Au moment où l’économie est en récession, le chômage atteignant 24 %, au moment où l’Etat espagnol s’endette toujours plus pour faire face… au remboursement de sa dette !

L’Etat espagnol doit en effet refinancer 82 milliards d’euros de dettes en 2012, et aider les régions autonomes à payer 16 milliards d’euros d’intérêts de la dette au second semestre. Pour cela, l’Etat emprunte. Jeudi 6 juin, il a levé 2 milliards d’euros sur les marchés, à un taux en forte hausse (6,044 % contre 5,743 % lors de la précédente émission, le 19 avril). Les « investisseurs » ont été nombreux à souscrire à ce nouvel emprunt qui promet des intérêts juteux.

Les populations font les frais de cette crise qui s’aggrave chaque jour et il n’est pas sûr qu’une nouvelle recapitalisation des banques sur fonds publics passe comme une lettre à la poste. D’ailleurs, le parquet anticorruption a annoncé l’ouverture d’une enquêtes sur de possibles détlits de fraude et délits comptables au moment de la fusion entre les sept caisses d’épargne qui a donné naissance à Bankia, le procureur estimant que cette ouverture d’enquête correspondait à une « demande sociale ».

Se faisant le porte parole du gouvernement, le roi Juan Carlos a appelé à « l’austérité et à la discipline », promet des coupes budgétaires « sans précédent » pour récupérer la « compétitivité perdue ». Austérité, endettement, récession, recul social… : l’Espagne est dans le sillage dans le Grèce.

Lire l’article de Charles-André Udry sur le site de la gauche radicale suisse A L’Encontre.

Lire l’article d’Andreu Coll, de l’organisation amie Izquierda Anticapitalista.


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.